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17 novembre 2021

Stéphane Fortier - sfortier@lexismedia.ca

Des oiseaux qui ne veulent plus partir

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©Stéphane Fortier - La Revue

Règle générale, des milliers de bernaches apparaissent en automne sur les eaux de la rivière des Mille Îles, à la hauteur du secteur Lachenaie et autour de l’Île-des-Moulins. Tant qu’il y a de l’eau libre, il n’est pas rare d’en voir encore au mois de janvier avec d’autres espèces de canards, comme le colvert.

Les résidents de Terrebonne et de la MRC Les Moulins en général ont sûrement remarqué, année après année, un grand déploiement d’oiseaux sur la rivière des Mille Îles et autour de l’Île-des-Moulins.

C’est que les bernaches du Canada sont en pleine période de migration et on en compte des milliers sur la rivière et sur ses rives. « Leur période de migration est en octobre et en novembre, mais tant qu’il y a de l’eau libre en surface, les bernaches et les canards y trouvent leur compte et on peut en voir encore en janvier », explique Jonathan Roy, du Club d’ornithologie de la région des Moulins (CORDEM). « Ils privilégient les racines de plantes aquatiques, les insectes d’eau et ils vont aussi se diriger vers les terres agricoles pour se nourrir de pousses de graminées, d’autres plantes tendres et de graines », ajoute M. Roy.

Certaines années, ses collègues et lui ont dénombré pas moins de 10 000 bernaches dans la région. « Et parfois, aucune bernache parce que les conditions que j’ai énumérées ne sont pas présentes », dit-il.  

Des canards qui passent l’hiver ici

Le nerf de la guerre pour les oiseaux se situe surtout du côté de la nourriture. Tant qu’il y a des plans d’eau à découvert, les canards, comme ceux que l’on voit à proximité de la bibliothèque dans l’Île-des-Moulins, peuvent retarder leur départ, voire rester avec nous tout l'hiver. « Le plus répandu est sans doute le canard colvert, indique M. Roy. Les canards passent beaucoup de temps sur l’eau et même si elle est glacée, ça leur importe peu. Grâce à leurs plumes qui les protègent, ils ne ressentent pas l’eau glacée. »

Passionné d’ornithologie, Jonathan Roy peut parler longuement des oiseaux. « On trouve parfois des raretés dans notre région, des espèces qui ne nichent pas ici et qui viennent des États-Unis et parfois d’Europe. Il nous est arrivé d’observer des espèces comme l’arlequin plongeur ou des pélicans d’Amérique. On a aussi déjà aperçu un grand cormoran, que l’on ne voit généralement que dans le Bas-Saint-Laurent et en Gaspésie », révèle-t-il.

Des oiseaux qui changent leurs habitudes

Au fil des ans, on a observé à l’occasion des espèces d’oiseaux qui avaient modifié leurs habitudes de migration, notamment à cause des changements climatiques. « On considère que c’est du un tiers, un tiers, un tiers : il y en a qui n’ont rien modifié, d’autres qui ont modifié leurs habitudes quelque peu et d’autres qui les ont changées complètement. Certaines reviennent plus tôt à la fin de l’hiver. Les oiseaux migrateurs reviennent sur leurs lieux de reproduction dès que le printemps fait redémarrer leurs ressources alimentaires », justifie Jonathan Roy.

Pour en savoir plus sur nos oiseaux, ce n’est pas une mauvaise idée d’aller jeter un œil sur le site du Club d’ornithologie au https://cordemcom.press.

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