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24 novembre 2021

Pénélope Clermont - pclermont@lexismedia.ca

PAUPME : L’aide qui a permis aux entrepreneurs de souffler

LE REFLET ÉCONOMIQUE // ENJEUX - SERVICES ÉCONOMIQUES

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©Pénélope Clermont - La Revue

Pavla et Thomas Deschamps dans leur restaurant de Mascouche, Les têtes brulées.

Les confinements vécus en 2020, particulièrement celui de l’automne, ont sans conteste été un coup dur pour les entreprises québécoises, dont celles de Terrebonne et de Mascouche. Heureusement pour elles, le programme Aide d’urgence aux petites et moyennes entreprises (PAUPME), géré par la MRC Les Moulins, est venu leur prêter main-forte.

En date du mois d’août, ce sont 136 entreprises d’ici qui avaient pu bénéficier d’un prêt du PAUPME. Sur le lot, 86 provenaient du secteur de la restauration et des bars et 19 du milieu des arts, des spectacles et des loisirs. Le total des prêts atteignait près de 7,7 M$ localement. « Dans Lanaudière, on est de loin le territoire où il y a eu le plus de prêts et d’entreprises touchées. Ça respecte la logique du poids économique de la MRC Les Moulins dans la région », constate Pierre Daviault, directeur du Service de développement économique et touristique de la MRC Les Moulins.

Parmi les aides disponibles, le volet Aide aux entreprises en régions en alerte maximale (AERAM), lancé en octobre 2020 sous la forme d’un pardon de prêt (aide financière non remboursable), a été populaire auprès de ceux qui désiraient couvrir leurs frais fixes, dont le loyer, les taxes, les assurances, l’électricité, etc. Le pardon de prêt pouvait atteindre 100 % des frais fixes admissibles, et ce, jusqu’à concurrence de 15 000 $ par mois de fermeture, mais ne pouvait excéder 80 % du montant du prêt octroyé dans le cadre du PAUPME.

On en savait encore très peu sur les mécanismes du pardon de prêts au moment d’écrire ces lignes, mais M. Daviault se disait confiant pour les entreprises du territoire. « Comme elles ont été fermées plus longtemps ici comparativement à d’autres régions du Québec, les entreprises ont droit à trois mois supplémentaires en pardon de prêt, ce qui viendra réduire la portion remboursable », croit-il.

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« Un baume sur le cœur »

Éric Bilodeau, propriétaire de Laser Action à Mascouche, se dit chanceux d’avoir pu compter sur la subvention complète qui couvrait pratiquement tous ses frais fixes. Il reconnaît que le centre de divertissement aurait été en péril sans l’AERAM.

Même son de cloche du côté de Nancy Poulin, propriétaire de Mon Gym Fitness à Mascouche. « Le programme m’a sauvée. Si ça n’avait pas été de ça, je n’aurais pas pu survivre », admet celle dont le plus grand avantage a été d’être propriétaire de sa bâtisse. « Payer un loyer dans le vide, c’est plus fâchant. Tu ne bénéficies de rien. J’ai été chanceuse que la MRC aide à payer mon hypothèque. Ça m’a mis un petit baume sur le cœur », dit-elle avec reconnaissance, se réjouissant de ne pas avoir eu de dettes au préalable. « Si j’avais acheté pour 20 000 $ d’équipements, ils n’auraient pas pu faire partie du prêt », réalise-t-elle, heureuse de sa situation.

 

Rien n’est toutefois gagné pour l’entrepreneure. « C’est très difficile en ce moment », fait savoir Mme Poulin. Elle estime avoir perdu quelque 30 000 $ depuis le début de la COVID-19, et ce, malgré qu’elle ait su adapter son offre en ligne durant la fermeture des centres d’entraînement. Les clients ne se sont pas bousculés à la porte à la réouverture, celle-ci s’étant déroulée en plein été. Néanmoins, ce qui lui a fait le plus mal, c’est la réouverture d’une dizaine de jours en mars 2021, lors de laquelle les abonnements étaient au rendez-vous avant que l’entrepreneure ne doive les rembourser. « On sent les gens encore hésitants. Ils se demandent si on va refermer, mais honnêtement, si on referme encore un mois, je pense que moralement, je ne réouvrirai pas », souffle la propriétaire échaudée, à la barre de son entreprise depuis treize ans.

« Le PAUPME nous a sauvés »

Le bistro de Mascouche Les têtes brulées a eu droit pour sa part à un prêt de 50 000 $ dans le cadre du PAUPME. N’ayant pas complété une année d’activités avant l’arrivée de la pandémie, il n’était pas éligible au prêt mensuel couvrant ses frais fixes. « Ça m’a aidé à payer un retard de taxes et des factures courantes, relate le propriétaire Thomas Deschamps, qui gère le restaurant avec sa conjointe, Pavla. Comme on n’avait pas de salaires, les banques ne voulaient pas nous faire de prêt, alors le PAUPME nous a vraiment sauvés. »

Il remercie d’ailleurs la MRC et la Ville de Mascouche, « qui ont été super attentifs », assure le chef. Il a transformé sa cuisine pour faire face au manque de personnel et, malgré la saison estivale qui a été moins lucrative que normalement étant donné les mesures sanitaires, il garde le cap et commence à mettre de l’argent de côté pour rembourser son prêt.  

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©courtoisie

Le prêt obtenu par le biais du PAUPME a mis un véritable baume sur le cœur de la propriétaire de Mon Gym Fitness, Nancy Poulin, à gauche sur la photo.

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