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12 janvier 2022

Stéphane Fortier - sfortier@lexismedia.ca

Il y a 50 ans brûlait l’Hôpital St-Louis à Terrebonne

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©SHRT

Les débris de l’hôpital de Terrebonne peu après l’incendie.

La veille du jour de l’An, le 31 décembre 1971, un terrible incendie s’est déclaré dans l’immeuble qui abritait à l’époque l’Hôpital St-Louis sur le boulevard des Braves à Terrebonne, une tragédie qui a fait huit victimes.  

Au moment de l'incendie, l’hôpital comptait 58 lits d'adultes et 10 lits dans une pouponnière. Les lits d'adultes étaient complets, mais il n’y avait heureusement qu'un seul bébé dans le bâtiment, selon les comptes rendus des journaux de l’époque, dont l’édition du jeudi 6 janvier 1972 de La Revue de Terrebonne.

Le fil des événements

C'est vers 10 h 20 le vendredi matin que le policier de garde, le lieutenant Goulet de la police de Terrebonne, a reçu le premier appel concernant l'incendie.  

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Malgré le travail des pompiers de Mascouche et de Laval et la collaboration spontanée de nombreux bénévoles sur place, huit personnes n’ont pu être sauvées. On a dû se résigner à chercher leurs corps dans les heures qui ont suivi. « Sur les huit disparues, âgées de 64 à 87 ans, trois étaient originaires de Terrebonne », souligne Raymond Paquin, de la Société d’histoire de la région de Terrebonne (SHRT).

Témoin privilégié

En plus de ceux de Terrebonne, le directeur du Service de police et des incendies, Aimé Charron, avait demandé la présence de pompiers de Laval, de Repentigny, de Montréal et de Mascouche. Yvon Soulière a servi auprès des pompiers de Mascouche pendant 50 ans. « C’était ma première affectation d’envergure, je n’avais que 17 ans à l’époque. Je m’étais rendu sur les lieux avec mon père, qui était pompier à Mascouche. J’y allais surtout pour aider, mais c’est à ce moment que j’ai eu la piqûre pour ce métier et que je me suis rendu compte que c’était fait pour moi », se rappelle-t-il.

Yvon Soulière était alors responsable d’une lance qui propulsait un jet d’eau sur le bâtiment. « On me disait quoi faire, simplement. Ça a été un incendie difficile à éteindre. Le feu faisait rage sur cet édifice qui avait quatre étages, si je me rappelle bien. Je peux vous dire que ça a été impressionnant pour une première fois, et à cause des victimes, tout le monde était sous le choc. On s’en souvient toujours aujourd’hui. Tu ne peux oublier cela », nous confie M. Soulière, qui a 68 ans aujourd’hui.  

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©SHRT

Les pompiers ont eu beaucoup de peine à circonscrire l’incendie.

Négligence

Bien qu’il s’agisse là d’un triste événement, il fait maintenant partie de l’histoire de Terrebonne. « L'Hôpital St-Louis avait ouvert ses portes en 1959 sous l’impulsion du Dr Jean-Marc Parent. Il comptait 45 employés à temps plein, dont plusieurs infirmières, et il n’avait jamais cessé de prospérer jusqu’en 1970 », rappelle Raymond Paquin.

Et comment a-t-on expliqué les causes de l’incendie? « L’enquête du coroner a confirmé ce dont tout le monde se doutait déjà : c’est la fuite d’huile d’un vieux réservoir qui en est la cause. L’huile s’est répandue jusqu’à la chaufferie et il y a eu une explosion qui a fauché deux murs de la bâtisse et provoqué l’incendie », relate M. Paquin. Le livreur d’huile qui passait justement là en ce 31 décembre avait constaté la fuite et recommandé aux responsables de l’établissement de répandre du bran de scie ou du sable afin que l’huile ne s’écoule pas partout. « Cela n’a visiblement pas été fait et on aurait pu éviter une catastrophe ce jour-là », de constater celui qui agit comme trésorier de la SHRT. Ce dernier rend hommage aux employés de la Home Shoe, une entreprise qui était située près de l’hôpital, aux pompiers, au Séminaire Saint-Sacrement et aux autres citoyens qui ont contribué à évacuer les résidents. Parce que oui, l’endroit était considéré comme un hôpital en bonne et due forme, mais des gens y vivaient en permanence. « Les rescapés ont été conduits à l’Hôpital Saint-Joseph-de-Rosemont à Montréal. Par la suite, le Dr Parent a fait reconstruire sa résidence à cet endroit et il y a ouvert son cabinet de médecin. La maison n’existe plus et a été remplacée par des condos », de conclure M. Paquin.

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©SHRT

Dans les jours suivant l’incendie, ce qui restait de l’édifice a dû être démoli.

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©SHRT

L'incendie a malheureusement emporté huit personnes.

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