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16 janvier 2022

Stéphane Fortier - sfortier@lexismedia.ca

Émilie Pelchat l’a échappé belle il y a 50 ans

INCENDIE DE L’HÔPITAL ST-LOUIS

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©Stéphane Fortier - La Revue

L’article sur l’incendie de l’Hôpital St-Louis, survenu il y a 50 ans, a réveillé de douloureux souvenirs chez Émilie Pelchat.

Dans son édition du 12 janvier 2022, La Revue soulignait le 50e anniversaire de l’incendie de l’Hôpital St-Louis, situé à l’époque sur le boulevard des Braves, à Terrebonne. Émilie Pelchat s’en souvient comme si c’était hier, puisqu’elle y était pour donner naissance. L’entêtement de son bébé qui refusait de naître lui a probablement sauvé la vie.

Le 31 décembre 1971, l’Hôpital St-Louis disparaissait en fumée. L’incendie, en plus de ravager l’immeuble, a entraîné huit personnes dans la mort. Émilie Pelchat, qui portait alors son nom de femme mariée, Guilbault, y était hospitalisée à la maternité, car elle était sur le point de donner naissance. « La veille de l’incendie, comme le petit n’arrivait pas, j’ai demandé à mon médecin, le Dr Parent, propriétaire de l’hôpital – car c’était un hôpital privé –, de pouvoir passer la veille du jour de l’An avec ma famille. Il a accepté, mais avec la promesse que je revienne impérativement le 2 janvier. Je suis donc partie et j’ai appris le lendemain que l’hôpital avait brûlé et que huit personnes avaient péri », raconte la résidente de Terrebonne.

Cette dernière a tellement été bouleversée par les événements qu’elle a été incapable d’accoucher. « On m’a transférée à l’Hôpital Fleury à Montréal, puis à Sainte-Justine, où je n’ai accouché qu’en février. J’ai dû être provoquée pour mettre au monde un beau gros bébé de plus de 10 livres », relate-t-elle. 

Un choc

Le choc que Mme Pelchat a subi à l’époque a eu des conséquences sur la date de son accouchement, on l’a vu et, en plus, son père est décédé à la fin de janvier. Toutefois, son sort aurait pu être bien pire. « À l’époque, la maternité était au premier étage et moi, j’étais dans la chambre située à côté de l’endroit où l’employé de la compagnie d’huile venait livrer son huile. Je l’ai vraiment échappé belle. Il y avait des personnes âgées non autonomes qui résidaient en haut, au deuxième étage », rappelle celle qui demeurait à Mascouche à l’époque.

Lorsqu’Émilie Pelchat a lu l’article consacré à l’incendie de l’hôpital, elle a été secouée. « J’ai revécu les événements de l’époque et ça m’a ébranlée. J’ai été une patiente du Dr Parent, mais j’ai aussi travaillé à cet hôpital comme aide-infirmière quand j’étais fille, se souvient-elle. En général, il y avait entre quatre et cinq bébés présents à la maternité et je sais que lors de l’incendie, il n’y en avait qu’un. »

Si Mme Pelchat avait été présente lors de l’incendie, comme elle était près de l’endroit où l’explosion qui a provoqué le sinistre a eu lieu, elle ne serait peut-être pas de ce monde aujourd’hui.

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