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19 janvier 2022

Contre la démolition du Garage Hervé Sanscartier et de sa résidence

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©Patrimoine et Histoire Terrebonne

Le Garage Hervé Sanscartier en 1938.

Cette lettre, rédigée par Claude Blouin, président de la Société d’histoire de la région de Terrebonne, a été envoyée à Robert Morin, président du comité de démolition de la Ville de Terrebonne. M. Blouin souhaitait la rendre publique.

Monsieur Morin,

La SHRT tient à exprimer son opposition catégorique à la démolition de l’ancien Garage Hervé Sanscartier et de la résidence familiale, situés aux 602 et 624 de la rue Saint-Pierre, dans le Vieux-Terrebonne. Ces bâtiments font partie de la signature identitaire du quartier historique. Ils doivent être sauvegardés et intégrés dans un projet encadré par un plan d’aménagement d’ensemble spécifique (PAE).

Le bâtiment original du Garage Hervé Sanscartier et fils Enrg. a été construit par M. France Moreau (voiturier) en 1923. Par la suite, il a été vendu et exploité successivement par M. Ambroise Duval (1924-1935), M. Adrien Charbonneau, père (1935-1944) et finalement par M. Hervé Sanscartier et ses fils Roger et Paul depuis 1944 jusqu’à tout récemment. Comme les manufactures Matthew Moody & Sons et Globe Shoe, il s'agit d'un incontournable du patrimoine industriel et commercial du Vieux-Terrebonne.

Ce bâtiment possède des caractéristiques uniques. Notons principalement la marquise protégeant les pompes et la porte en angle qui s'inscrit dans la multitude de portes en angle ou en encoignure caractéristiques, distinctives du quartier historique. Celle-ci compte parmi les plus originales et authentiques. La fonction du bâtiment est intéressante; elle rappelle l'importance de ce carrefour jadis. Pendant des décennies, jusqu’à la fin des années 1960, des milliers d’automobilistes transitant par le vieux pont de fer à péage, en direction de Saint-Donat ou de retour vers Montréal, ont fait le plein aux pompes à essence de la Shell installées dans l’angle des rues Saint-Pierre et Chapleau. Il convient de rappeler que le bâtiment en bois lambrissé de brique sis au 590 de la rue Saint-Pierre, à l’angle sud-est de la rue Chapleau, a aussi appartenu à la famille Sanscartier. Cette maison de style vernaculaire américain, caractérisé par une grande lucarne à pignon en façade principale, a été construite vers 1883-1884 par le meunier Louis Legris de Terrebonne.

La Ville de Terrebonne, par son conseil local du patrimoine, doit absolument préserver ce bâtiment (602, rue Saint-Pierre) et la maison de style « boomtown » attenante (624, rue Saint-Pierre) en toute priorité par une citation en vertu des pouvoirs qui lui sont conférés par la Loi sur le patrimoine culturel du Québec. Comme pour les manufactures Moody et Globe Shoe, elle doit élaborer un plan de mise en valeur de l’ensemble commercial et l’inscrire dans un plan d’aménagement (PAE) adapté à la rue Chapleau, depuis le pont Sophie-Masson jusqu’à la rue Saint-Louis, en lien avec la future promenade du 350e anniversaire.

 

Claude Blouin

Président

Société d’histoire de la région de Terrebonne

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