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22 juin 2022

Gilles Bordonado - gbordonado@lexismedia.ca

Les golfs de Mascouche et Le Boisé demeureront verts

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©Jean-Pierre Bonin

Le Golf de Mascouche dans ses belles années.

La Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) a adopté, le jeudi 16 juin, une mesure qui assurera que six golfs du grand Montréal, dont Le Boisé à Terrebonne et le Golf de Mascouche, seront convertis en espaces verts ou demeureront en milieux naturels. Cette mesure dotera nos villes de poumons verts, puisque les 4,4 millions de pieds carrés du Golf de Mascouche et les 7,6 millions de pieds carrés du Boisé équivalent respectivement à 60 et à 100 terrains de soccer.

La mesure, un règlement de contrôle intérimaire (RCI), vise des secteurs qui présentent un potentiel de reconversion en espaces verts ou en milieux naturels. Il s'agit ni plus ni moins d'un moratoire qui empêche tout développement sur les terrains de golf identifiés. Le règlement entrera en vigueur dès son approbation par la ministre des Affaires municipales et de l’Habitation, comme cela a été le cas pour un RCI déposé récemment pour protéger des milieux naturels d’intérêt métropolitain et des espèces menacées. Cette décision s’inscrit dans le contexte d’urgence climatique qui exige des actions fortes pour renforcer la résilience du grand Montréal et répondre aux demandes des citoyens. D’ailleurs, des Terrebonniens et des Mascouchois réclament à grands cris la protection de ces ex-golfs. Le Comité de sauvetage du site du Golf Le Boisé a d’ailleurs crié victoire dans une infolettre envoyée vendredi à ses sympathisants.

Les villes applaudissent la décision

« Les clubs de golf qui ont cessé leurs activités ont des superficies enviables, sont souvent bien localisés, comprennent souvent des boisés, des étangs et des milieux humides. Plusieurs présentent un bon potentiel pour la création d’espaces verts ou la restauration grâce à la plantation d’arbres. Leur requalification est une occasion unique d’offrir à la population des espaces verts supplémentaires pour pratiquer des activités récréatives et de contribuer à l’atteinte des objectifs de protection de la CMM », a déclaré le maire de Mascouche, Guillaume Tremblay. Même enthousiasme du maire Mathieu Traversy, de Terrebonne : « Avec ce RCI, qui sera bientôt appuyé par une réforme de la Loi sur l’expropriation promise par le gouvernement du Québec, les municipalités seront beaucoup mieux outillées pour encadrer et revaloriser les espaces verts menacés par les développements immobiliers, tels que le Golf Le Boisé sur notre territoire. Nous sommes fiers d’avoir contribué à l’élaboration de ce projet de règlement avec la CMM. »

Les six golfs visés – Beloeil, Candiac, Chambly et Rosemère complètent le tableau – totalisent 284 hectares. D’autres secteurs présentant un potentiel de reconversion s’ajouteront au RCI dans une deuxième phase, incluant des terrains de golf. Selon le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, un avenir viable n’est possible qu’en préservant 30 % à 50 % des territoires terrestres, aquatiques et maritimes d’ici 2030.

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©archives

Une vue aérienne du terrain du Golf Le Boisé à Terrebonne.

L’aide de Québec demandée

En parallèle, la CMM demande à Québec une aide de 100 M$ pour soutenir l’achat de ces terrains, via le programme de financement de la Trame verte et bleue. Ce programme permet généralement de couvrir des deux tiers des coûts d’achat. L’aide pourrait provenir du Fonds d’électrification et de changements climatiques, créé par Québec en 2020. La CMM demande aussi des modifications à la Loi sur l'expropriation. L’objectif est de voir la valeur plafonnée au statut actuel des terrains et non à la valeur potentielle s’ils sont développés. Au rôle d’évaluation, les anciens golfs Le Boisé et Mascouche ont des valeurs respectives de près de 3,7 M$ et de 4 M$. Dans le cas du Golf Le Boisé, c’est loin de la somme espérée par le propriétaire, Éric Vandal, qui lui donnait une valeur de 55 M$. Il avait refusé une offre d’achat de 8 M$ faite par l’administration de l’ancien maire Marc-André Plante. Selon le Comité de sauvetage du site du Golf Le Boisé, qui a applaudi le travail des conseillers municipaux passés et actuels du secteur, M. Vandal aurait rejeté les démarches de conciliation menées par l’administration Traversy. La Revue a tenté de joindre en vain M. Vandal, mais a pu parler à Claude Duchesne, propriétaire des terrains du Golf de Mascouche.

Dans un argumentaire structuré, ce dernier dit comprendre la décision de la CMM et en prendre acte. « On doit tous penser à l’environnement. On en est là. On se doit de proposer de nouvelles façons de faire », dira le promoteur, qui compte 45 ans d’expérience. Il souligne cependant que nombre de familles ne trouvent pas à se loger dans nos régions. « Les familles ne peuvent pas élever leurs enfants au 10e étage d’une tour d’habitation. Il faut trouver des moyens de leur offrir, à Mascouche comme ailleurs sur la Rive-Nord, des moyens de se loger de façon adéquate. Il faut que la protection de ces sites s’inscrive dans une discussion entre la CMM, les villes et les promoteurs, qui peuvent répondre à ces besoins », estime M. Duchesne. Notons en terminant que son entreprise a déposé en justice une demande, en mars 2021, pour annuler la réserve foncière de la Ville. Celle-ci revient en cour le 14 juillet.

Commentaires

22 juin 2022

Blais Ginette

Excellent choix

22 juin 2022

Cindy Ouellet

Quelle bonne nouvelle !!!!

22 juin 2022

Marie-France Despatie

J'applaudis très ardemment à cette nouvelle. Depuis mon installation dans le secteur, je n'ai de cesse de dire qu'il faut conserver cet espace vert et public. Pour notre qualité de l'air mais aussi pour nos descendants.

22 juin 2022

CAROLE ST-JULES

Quelle belle nouvelle. En espérant que c'est projets iront vraiment de l'avant. merci aux initiatrices/teurs.

23 juin 2022

Michel Taillefer

Excellente nouvelle

23 juin 2022

THERESE COUTURE

Claude Duchesne souligne cependant que nombre de familles ne trouvent pas à se loger dans nos régions. « Les familles ne peuvent pas élever leurs enfants au 10e étage d’une tour d’habitation. Il faut trouver des moyens de leur offrir, à Mascouche comme ailleurs sur la Rive-Nord, des moyens de se loger de façon adéquate. Il faut que la protection de ces sites s’inscrive dans une discussion entre la CMM, les villes et les promoteurs, qui peuvent répondre à ces besoins », mais la réalité est toute autre dans ces villes.  Quant aux résidences qui sont construites, que ce soit à Mascouche ou à Terrebonne, ce sont des résidences de retraités aisés. Le coût des logements familiaux est trop élevé. Pour ce qui est des logements subventionnés, ils sont peu nombreux. AH! Oui! Aucune des personnes qui vivent dans ces villes ne connaît des difficultés financières.

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