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06 juillet 2022

Mégane Garceau - mgarceau@lexismedia.ca

Les logements : une denrée rare

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Dans la MRC Les Moulins, le taux d’inoccupation est de 0,1 %, alors que le taux d’un marché en équilibre, selon la SCHL, s’établit à 3 %.

Une crise du logement sévit depuis plusieurs mois au Québec. Les besoins sont criants et les familles peinent à trouver un domicile. La MRC Les Moulins n’y échappe pas.

Au lendemain du 1er juillet, journée traditionnelle des déménagements, plus de 600 ménages québécois se sont retrouvés à la rue, selon le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU). La MRC Les Moulins n’est pas épargnée par le phénomène. Les logements manquent et les services d’aide débordent. Cent huit. C’est le nombre de dossiers qui ont été suivis par l’Office municipal d’habitation de Lanaudière Sud (OMHLS) pour la période du 12 mars au 11 mai 2022. Parmi ces dossiers, 18 représentaient des ménages à risque de perdre leur logement le 1er juillet et 81, d’ici la fin du mois de juillet. Depuis la sortie du rapport en mai, la situation « s'est accentuée » et les intervenants de l’OMHLS « considèrent une augmentation », explique le directeur général de l’organisme, Antonio Ciarciaglino. Dans le même rapport fourni à La Revue, 50 % des dossiers touchaient des résidents de Terrebonne, contre 15,7 % à Mascouche.

Causalité

La réduction des habitations locatives disponibles sur le marché s’explique par plusieurs facteurs, dont la reprise de logement. Ce phénomène résulte de l’exode pandémique, durant lequel des Montréalais ont quitté la métropole pour s’installer en banlieue. Plusieurs maisons et immeubles locatifs ont été achetés par des propriétaires qui désiraient en faire leur résidence principale. Cette migration a eu des conséquences critiques sur le taux d'inoccupation dans Les Moulins. De fait, le taux d’inoccupation est de 0,1 %, alors que le taux d’un marché en équilibre, selon la Société canadienne d’hypothèque et de logement, s’établit à 3 %. « C’est très préoccupant », lance d’emblée Amélie Pelland, coordonnatrice et intervenante sociale pour Action-Logement Lanaudière. Selon les statistiques fournies par l’organisme, 9 cas de reprise de logement ont été signalés pour la MRC Les Moulins en 2021. Pour 2022, le bilan s’établissait déjà à 12 cas en juin. Pour l’entièreté de Lanaudière, le compte est de 100 en 2021, contre 5 à 10 les années précédentes. « Ce n’est que la pointe de l’iceberg », s’alarme Mme Pelland. Elle ajoute que les données recueillies ne sont pas nécessairement représentatives de la situation, car elles indiquent uniquement les cas signalés par des locataires.

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©Mégane Garceau - La Revue

Les logements affichent complet sur le territoire.

Les organismes s’adaptent

Pour répondre à la demande d’aide grandissante, les organismes d'hébergement d’urgence ont dû s’adapter. C’est le cas de la maison d'hébergement d’urgence La HUTTE, située à Terrebonne, qui a procédé à un agrandissement de 19 chambres en 2021, pour un total de 48 places. L’organisme, qui accueille en moyenne 900 personnes par année, a changé ses stratégies pour s’accorder avec la situation inflationniste. Désormais, le personnel accompagne les demandeurs dans des démarches pour qu’ils accèdent à des emplois plus payants.

Pour de l'assistance dans vos recherches d’un logement, contactez le Service d’aide à la recherche de logement (SARL) de l’OMHLS au 450 471-9424, poste 224. Pour avoir des renseignements concernant vos droits en tant que locataire, joignez Action-Logement Lanaudière au 1 855 394-1778 et si vous êtes dans une situation critique, communiquez avec La HUTTE au 450 471-4664.

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Dans un portrait sur l’habitation publié récemment, la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) souligne que près de 24 000 logements ont été construits chaque année depuis 2016, dont un record de 30 000 en 2021, malgré la pandémie.

  • 87 % des nouveaux logements sont à forte densité (condos ou logements locatifs), dont essentiellement des appartements à loyers élevés.
  • Le taux d’inoccupation est en dessous de 2 % pour les logements de moins de 925 $ dans le grand Montréal.
  • La hausse du loyer moyen est de 4,2 % et celle des logements inoccupés, de 30 %.
  • Avant la pandémie, plus de 20 000 logements ou chambres étaient absents du marché locatif traditionnel, puisqu’affichés sur les sites de location à court terme, principalement Airbnb.
  • Les logements sociaux et communautaires représentaient 9,1 % des logements locatifs, mais seulement 7,6 % de ceux construits dans les cinq dernières années.
  • Près de 200 000 ménages locataires à faible revenu éprouvent des problèmes d’abordabilité du logement.
  • Depuis 10 ans, les prix de l’immobilier résidentiel ont augmenté deux fois plus vite que le revenu des ménages.
  • Dans la CMM, 41 % des nouveaux logements sont construits dans les aires TOD, à proximité du réseau de transport collectif. C’est particulièrement le cas à Mascouche dans le secteur de la gare du Train de l’Est.

Pour consulter cette étude reproduite dans les Cahiers métropolitains, spécial Portrait d’habitation dans le grand Montréal : https://bit.ly/3IjUzXE.

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