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06 septembre 2022

Mégane Garceau - mgarceau@lexismedia.ca

Reprendre pour entreprendre

1722repreunariat

©Mégane Garceau - La Revue

L’entrepreneure et copropriétaire de Plomberie Mascouche, Suzanne Carrier, a témoigné des défis pour prendre la relève d’une entreprise familiale.

Le Mouvement Repreneuriat a fait un arrêt à Terrebonne, le mardi 30 août, pour le Salon de Lanaudière, à l'Impéria Hôtel & Suites. Cet événement, qui a réuni près d’une cinquantaine de personnes, a permis de mettre en relation des cédants d’entreprises avec une relève motivée.

« Mouvement Repreneuriat est un projet qui est né du fait que non seulement il y a 37 000 entreprises à reprendre dans les deux prochaines années, mais en plus, il y a 60 % d’échec dans les reprises d’entreprises au Québec », explique d’entrée de jeu le PDG du Regroupement des jeunes chambres du commerce du Québec (RJCCQ), Pierre Graff. Le mouvement, qui regroupe la RJCCQ et la Chambre de commerce et d’industries Les Moulins (CCIM), avait pour objectif de créer un projet structurant en trois phases pour sensibiliser et outiller cédants et repreneurs, et les mettre en relation. Dans la dernière étape du projet, Terrebonne a été l’hôte du Salon de Lanaudière. En après-midi, les intéressés et les curieux ont participé à différentes discussions qui portaient sur la transition, les premières étapes du repreneuriat et la relève comme solution. L’événement, ouvert au grand public, a également présenté le témoignage inspirant de Suzanne Carrier, qui a pris la relève familiale de Plomberie Mascouche. Le reste de la soirée a été consacré à des discussions, à des tables rondes, à de courtes présentations et à des visites de kiosques.

Les défis de la relève

Lors de la création du projet, les organisateurs étaient bien conscients des défis, dont celui de déconstruire le tabou entourant la relève d’entreprise. « C’était vraiment un obstacle majeur qu’on a voulu [aborder] parce qu'on sait très bien que les cédants ne veulent pas dire qu’ils veulent céder », commente M. Graff. Son équipe et lui ont donc décidé de concentrer leurs efforts autour de cet axe précis. « Pour former les jeunes pour qu’ils soient vraiment mieux outillés pour être capables de faire face à la réalité qu’ils vont avoir avec le cédant, mais aussi [pour véhiculer] un nouveau message, qui n’est pas présent dans l’écosystème, soit que les cédants comprennent que c’est normal », ajoute-t-il. Selon le Centre de transfert des entreprises du Québec (CTEQ), dans la province, plus de 2 200 entreprises sont menacées de fermer boutique à défaut de trouver de la relève. De surcroît, la moitié des entrepreneurs sont âgés de plus de 50 ans.   

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