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23 septembre 2022

Naomie Briand - nbriand@medialo.ca

Les appels d’urgence de nouveau menacés

PÉNURIE À LA SQ

2022urgence

©archives - La Revue

Le poste de la SQ à Mascouche, qui abrite le CGA et sa cinquantaine d’employés.

Le manque de personnel dans les centres de gestion des appels persiste et accentue la pression sur les préposés aux télécommunications du poste de la Sûreté du Québec (SQ) de Mascouche. On craint des ruptures de service en raison des nombreux départs d’employés.

Les appels d’urgence visés sont ceux logés sur les autoroutes et au sein des communautés non desservies par des services de police municipaux. Le *4141 (ou 310-4141) est en effet un numéro exclusif pour les remorquages sur les autoroutes et pour la Sûreté du Québec. Sans que les usagers ne le sachent, les appels faits au 911 sont parfois redirigés vers ce numéro. Le Centre de gestion des appels (CGA) de Mascouche couvre quant à lui un territoire immense : les Laurentides et Lanaudière, en plus de deux centres autoroutiers.

Une pénurie bien installée

Le Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ) constate que la pénurie de main-d’œuvre s’accentue depuis trois ans chez les préposés aux télécommunications.

« L’absence de personnel nous amène parfois près du point de rupture de service pour répondre aux nombreux appels de détresse de la population. À Mascouche, il y a eu près d’une dizaine départs depuis quelques semaines. C’est un non-sens! » déplore le président régional du SFPQ pour Laurentides-Lanaudière-Outaouais, Michel Girard.

Le CGA de Mascouche compte une cinquantaine d’employés. Avec les récents départs de préposés d’expérience et le retour en classe de six étudiants embauchés pour l’été, le SFPQ craint le pire. Le problème d’attraction serait directement lié aux salaires, qualifiés de « pas compétitifs » vis-à-vis ceux versés par les centres du même genre dans les municipalités (le traditionnel service 911). Le syndicat plaide que l’écart varierait entre 15 000 $ et 30 000 $ annuellement. « À l’heure où tous les employeurs du Québec tentent d’attirer et de retenir le personnel nécessaire à leurs activités, la fonction publique du Québec semble penser qu’elle existe en dehors des contraintes du marché de l’emploi. Ça ne peut plus continuer comme cela », précise M. Girard, qui estime que Québec ne prend pas le dossier au sérieux.

Sans compter, ajoute-t-il, que la connaissance du territoire est un élément clé pour les préposés, ce qui n’est pas toujours le cas pour les nouvelles recrues. « Ce sont eux qui dirigent les policiers sur le terrain », rappelle Michel Girard.

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