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04 novembre 2022

Naomie Briand - nbriand@medialo.ca

Intervention auprès des élèves en matière de civisme

ÉCOLE SECONDAIRE DES TROIS-SAISONS

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©Naomie Briand - La Revue

L’école des Trois-Saisons, à Terrebonne.

L’école secondaire des Trois-Saisons a décidé de prendre le taureau par les cornes cet automne et de rappeler à ses 1 180 élèves l’importance de faire preuve de civisme, adolescence ou pas. La Revue a discuté de cette initiative avec la directrice de l’établissement, Nathalie Nobert.

L’élément déclencheur s’est produit le 22 septembre, jour du cross-country annuel. Près de 250 élèves fréquentant l’école des Trois-Saisons se sont retrouvés sur le boulevard des Seigneurs, une artère de Terrebonne très passante, où ils ont crié et bloqué la circulation. Des automobilistes ont décidé que c’en était trop et ont demandé l’intervention des policiers.

D’autres rassemblements ont aussi été notés à l’école : des jeunes crient et se mettent à courir en groupe, provoquant une panique au sein des autres élèves, qui se mettent aussi à courir. Des événements qui ont amené la direction à se poser des questions. « On a fait une veille sur les réseaux sociaux et on n’a rien trouvé. On n’arrivait pas à expliquer ces rassemblements », soutient Nathalie Nobert. L’idée d’une rencontre générale s’est imposée d’elle-même.

18 octobre

Cette journée-là, la direction a crevé l’abcès : chaque niveau a été rencontré. Médias sociaux, intimidation, rassemblements interdits, tout y est passé. Les parents ont également reçu une synthèse du déroulement par courriel.

« Même si on en a parlé au moment de la rentrée, il faut continuer à sensibiliser les jeunes. Il faut leur dire qu’il y a des comportements qu’ici, à l’école, on n’accepte pas. » Nathalie Nobert est formelle : les cas les plus sensibles sont en 2e et 3e secondaire, simplement parce que c’est la période la plus difficile de l’adolescence. Déjà, en 4e secondaire, les jeunes font preuve de plus de sérieux; certains travaillent, quelques-uns conduisent et la plupart préparent leur entrée au cégep.

Cette rencontre générale a permis de calmer l’ambiance à l’école et d’ouvrir la porte de la confidence. La direction a récolté plusieurs témoignages d’élèves qui vivent des situations perturbantes. « Les jeunes ont compris. Maintenant, ils gardent les conversations, ils gardent les photos, la sensibilisation a son effet », se réjouit Mme Nobert. « Mais on reste surpris que ça arrive encore en 2022. »

Son quotidien l’amène à discuter avec d’autres directeurs d’écoles, et des Trois-Saisons ne vit pas une situation unique. D’où l’importance de favoriser le dialogue avec les élèves et de mettre à leur disposition les ressources nécessaires à les garder dans le droit chemin.

L’importante prévention

L’école des Trois-Saisons jouit d’une situation géographique intéressante : le parc écologique de la Coulée est à un jet de pierre et le parc Angora est de l’autre côté de la rue. Un emplacement de choix pour les bonnes, mais aussi pour les mauvaises raisons. Les policiers jouent donc un rôle important pour l’établissement, avec des activités de prévention sur les médias sociaux, par exemple. Les agents de la paix ont même accepté de jouer un match de soccer amical avec les adolescents, un midi. « Si les jeunes ont cette proximité avec les policiers, ils ne seront plus surpris de les voir à notre école, ils ne les associeront plus au négatif », estime la directrice.

Les temps changent, mais les jeunes restent les mêmes, croit Nathalie Nobert. « Il y a plus de maux », reconnaît-elle cependant, en pointant l’anxiété, qui s’est généralisée durant la pandémie. Fait-il encore bon d’être un adolescent en 2022? « Ce n’est pas uniforme », précise la directrice. Moins difficile pour ceux qui s’impliquent, ajoute-t-elle, pour ceux qui ont des activités à l’extérieur du cadre scolaire, qui bougent, qui ont un premier emploi. « Ils vont continuer à confronter, mais qu’est-ce qu’on offre à nos jeunes pour que cette période ne soit pas pénible? » s’interroge Nathalie Nobert, toujours passionnée et stimulée de travailler avec eux. « Ça nous garde jeunes », reconnaît-elle avec le sourire.

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