Patrick Laplante, toujours à la course

  • Publié le 22 nov. 2022 (Mis à jour le 29 avr. 2025)
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Stéphane Fortier

Il y a neuf ans, La Revue rencontrait Patrick Laplante, un ingénieur qui commençait, à 40 ans, une carrière amateur de marathonien, lui qui souhaitait prendre part aux épreuves de Boston et New York. 

Aujourd’hui, c’est chose faite, et même plusieurs fois. Il a couru le marathon de Boston à sept reprises. Il a participé à ceux de Chicago, de New York, même à ceux de Philadelphie et de Toronto, sans oublier Montréal, bien sûr. Patrick Laplante ne veut pas s’arrêter. « Mon meilleur temps à vie avait été Toronto en 3:08:58 et cette année, j’ai fait 2:54:47 au même marathon de Toronto, le 16 octobre », dit-il fièrement. Ce résultat sous les trois heures le qualifie pour le marathon de Berlin en septembre 2023, soit le marathon des records du monde.

Être de l’événement à Berlin signifie, pour Patrick Laplante, qu’il aura couru quatre marathons étoiles sur six. De fait, outre Boston, New York, Chicago et Berlin, on retrouve Londres et Tokyo parmi les marathons étoiles. Le Terrebonnien souhaite un jour y participer. Cenpendant, au marathon de Londres, les places sont rares pour les coureurs qui ne sont pas Anglais. « Mais ils vont laisser la chance à ceux qui ont déjà trois étoiles et qui veulent participer », fait remarquer M. Laplante. C’est à suivre.

Pour le plaisir

Ces courses de 42 kilomètres, Patrick Laplante a dû apprendre à les réaliser. « Mon premier marathon? J’ai fait les 10 derniers kilomètres en marchant », se souvient-il. Il a toujours persévéré par la suite, par pur plaisir. « J’éprouve beaucoup de plaisir à le faire. Beaucoup de satisfaction. Je me suis toujours senti bien en faisant de la course. J’ai toujours aimé ça, d’aussi loin que je me souvienne. Quand j’ai atteint le début de la quarantaine, en pensant à cette épreuve suprême qu’est le marathon, je me suis dit : pourquoi pas? » relate Patrick Laplante, qui court la plupart du temps avec un chandail de Superman sur le dos. Et le côté négatif? « Le manque de préparation peut nous jouer des tours. Le mental est très important pour pallier la douleur qu’on peut ressentir », indique-t-il.

Sa conjointe, Guylaine Pelletier, aussi une sportive, est fière de lui. « Il va faire un quatrième marathon majeur. C’est tout un exploit, considérant qu’il a dû concilier travail et vie de famille avec un enfant autiste non verbal. Je suis bien fière de lui », conclut-elle.  

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