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23 novembre 2022

Valérie Maynard - vmaynard@lexismedia.ca

Loop Industries transforme l’industrie mondiale du plastique

REFLET ÉCONOMIQUE

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©courtoisie

Le siège social de Loop Industries est situé à Terrebonne.

Fort de son expérience des projets d’assainissement des polyamides dans des sites d’enfouissement partout en Amérique du Nord, Daniel Solomita s’est donné pour mission de transformer l’industrie mondiale du plastique. Avec Loop Industries, c’est qu’il vise : changer les choses.

« Je crois que ce qu'on a développé, c’est la meilleure technologie au monde. C’est un long chemin. Ça fait sept ans qu’on y travaille, mais on le fait de la bonne façon », explique M. Solomita, PDG de Loop Industries.

Son objectif? Tracer la voie à suivre pour un monde plus sain et durable en mettant au point une technologie qui boucle la boucle des déchets de plastique, en faisant de la science de pointe une réalité quotidienne. En d’autres termes, mettre au point une technologie qui réduira considérablement les répercussions des déchets de plastique PET et de fibre de polyester sur l’environnement. « L’idée, c’est d’éliminer complètement les produits pétroliers de l’équation de la fabrication du plastique. » En dépolymérisant des déchets de plastique PET comme des bouteilles d’eau et de shampooing et des emballages en plastique en monomères, ses éléments de base, les déchets sont recyclés sous forme de résine.

Cette technologie permettra donc de prendre ces déchets de plastique PET et de fibre de polyester (non recyclables de façon traditionnelle) et de les transformer en matériaux de qualité premium. « Grâce à notre technologie, on sera même en mesure de recycler les vêtements et les tapis », illustre-t-il.

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©courtoisie

Daniel Solomita, PDG de Loop Industries.

La commercialisation

Loop est née dans la tête de Daniel Solomita avant de démarrer dans le garage de sa résidence, à Lorraine. « En 2011, j’avais lancé une compagnie en Caroline du Sud, aux États-Unis. On y travaillait à déterrer un site d’enfouissement pour recycler le plastique. Les textiles avaient été enterrés dans les années 70 et se trouvaient, 50 ans plus tard, exactement dans le même état. Mon projet est parti de là. Je voulais devenir un entrepreneur. Je voulais changer les choses », évoque-t-il. En 2014, poussé par la volonté d’innover, il créait Loop Industries. L’année suivante, l’entreprise avait pignon sur rue dans un parc industriel de Terrebonne.

Sept ans plus tard, l’ambition de M. Solomita se raffine. La commercialisation de sa nouvelle technologie devrait en être la suite logique.

Dans l’immédiat, grâce à des partenariats avec des géants industriels comme Suez et SK, Loop mène de front trois projets d’envergure à l’échelle mondiale, soit la construction d’usines en France, en Corée du Sud et à Bécancour, au Québec. En 2021, l’entreprise a acquis un vaste terrain dans le parc industriel de cette ville et c’est là que sera érigé ce qui pourrait être la première usine commerciale de la technologie Loop au Québec. « Notre partenaire SK est très motivé et on prévoit la construction de cinq usines en Asie d’ici 2030 », soutient-il.

Il s’agit d’un projet à hauteur de 100 M$ qui, à terme, permettra l’embauche d’environ 150 personnes.

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©courtoisie

Loop Industries continue de croître.

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