Les Moulins à boutte ! 

  • Publié le 26 mars 2026 (Mis à jour le 26 mars 2026)
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De manifestantes à boutte! Photo Médialo - Sabrina Quesnel-Bolduc
De manifestantes à boutte! Photo Médialo – Sabrina Quesnel-Bolduc

Plus d’une soixantaine d’acteurs du milieu communautaire sont rassemblés pour faire entendre leur voix, le mardi 24 mars, devant le Chez nous du communautaire à Mascouche. Cette première mobilisation donne le ton au mouvement de grève organisé par Le communautaire à boutte !, qui se tient du 22 mars au 2 avril.  

Partout au Québec, les milieux communautaires se regroupent pour demander de meilleurs financements et réclament un engagement clair de la part du gouvernement. La représentante de la MRC des Moulins pour la mobilisation, Christina Roy, explique ceci : « Il y a beaucoup de désengagement de leur part. Mme Rouleau, [Ministre responsable de la Solidarité sociale et de l’Action communautaire], a une méconnaissance de la réalité du terrain, parce qu’elle nous demande d’aller chercher des fonds privés, ce que l’on fait déjà.  Une annonce de 75 millions nous donnerait seulement 6000$ par organisme pour un an, ça ne suffit pas ». 

 

 

Le portefeuille vide comme objet symbolique 

Un esprit de solidarité régnait à ce premier rassemblement : clientèles, bénévoles, travailleurs et citoyens étaient tous sur place pour montrer leur appui à cette cause qui leur tient à cœur. Des boîtes pleines de portefeuilles vides étaient rassemblées au sol pour être déposées au bureau du premier ministre démissionnaire François Legault, lors du grand rassemblement le vendredi 27 mars.  

« Chaque organisme est invité à déposer un portefeuille vide, c’est le symbole du mouvement pour montrer le sous-financement chronique », explique Christina, qui est aussi intervenante sociale aux Centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel à travers le Québec. 

Prises de paroles rassembleuses 

Mélissa Moffette, directrice de la coopérative Le Chez-Nous du Communautaire, démontrait, lors de sa prise de parole enflammée, que la cause touche chacune des couches de la société. « Nous sommes devenus un pilier à travers les années, au niveau de la santé et de l’éducation particulièrement. » Elle clamait haut et fort que travailler dans le milieu communautaire est un choix pour elle et que « je n’ai pas choisi de travailler dans le milieu communautaire, j’ai choisi d’exercer ma profession dans ce milieu-là.  Ça fait 25 ans que je me fais dire, avec ton potentiel, tu pourrais aller dans le privé, mais j’aurais perdu le sens de ma mission. Parce qu’ici, dans le communautaire, on agit, on innove, on s’adapte. On n’attend pas que les choses bougent, on les fait bouger ».  

Cette pause ou diminution de service peut impacter les utilisateurs dans l’immédiat, mais Christina rappelle qu’il « est impossible de garder le statu quo, nous assisterons à des fermetures complètes si rien ne bouge ». Au 25 mars, plus de 105 organismes dans Lanaudière et plus de 1 600 au Québec ont adopté un mandat de grève jusqu’au 2 avril.  

Un calendrier d’actions est disponible sur le site web pour participer et supporter le mouvement.  

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