Division sur la démolition

  • Publié le 18 mai 2022 (Mis à jour le 29 avr. 2025)
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Gilles Bordonado

La démolition de l’édifice qui abritait une ancienne beurrerie, puis une ancienne brasserie a été confirmée le 16 mai lors de l’assemblée du conseil municipal de Mascouche. Chose rarissime, cette décision n’a pas été adoptée à l’unanimité par les élus de Vision Démocratique de Mascouche du maire Guillaume Tremblay.

Les conseillères Anny Mailloux et Patricia Lebel, ex-directrice de la SODAM, organisme chapeautant la Société d’histoire de Mascouche, ont voté contre la démolition, tandis que les autres élus présents ont voté pour. Eugène Jolicoeur, absent parce qu’il avait des symptômes de la COVID, aurait voté contre, a rapporté, fébrile, le maire Tremblay à la suite de ce vote qui n’a, semble-t-il, rien brisé de l’unité de sa formation politique. C’est là une saine expression démocratique d’opinions divergentes, a-t-il expliqué.

Sur le fond, les opposantes, a confié Mme Mailloux, confiantes que le promoteur puisse le valoriser, ont souligné la valeur patrimoniale de l’édifice qui sera rayé de l’histoire à jamais, un mal irréparable. Représentés par le conseiller Éric Ladouceur, les élus ayant voté pour la démolition jugeaient l’édifice vétuste, irrécupérable et estimaient que ses nombreuses transformations le vidaient de sa valeur historique. Les coûts prohibitifs d’une restauration auraient sûrement poussé le promoteur à laisser l’édifice à l’abandon comme c’est le cas actuellement. Le conseil consultatif d’urbanisme et les fonctionnaires attachés au dossier partageaient cette opinion, malgré la mobilisation de la Société d’histoire de Mascouche dans le dossier.

Une fois l’édifice démoli, le terrain accueillera un restaurant, mission qui se marie à celle du noyau villageois, a précisé M. Ladouceur, ajoutant qu’il représentera une entrée de taxes appréciable tout en valorisant un espace à l’abandon au cœur de Mascouche. La Revue vous présentera ce projet dans sa prochaine édition.

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