Une année à nids-de-poule 

L’asphalte froid doit être compacté à la main. Photo gracieuseté  
L’asphalte froid doit être compacté à la main. Photo gracieuseté  

Avec les épisodes de froid et de redoux qui se succèdent depuis le début de l’hiver, certaines municipalités ont fort à faire pour garder les routes dans un état convenable pour leurs administrés. Bernard Bélanger, directeur des travaux publics de la Ville de Mascouche explique les enjeux du sujet.  

« Les nids-de-poule sont causés par les cycles de gel et de dégel. La variation de température fait en sorte que l’asphalte se désagrège plus vite », explique M.Bélanger.  

Concrètement, les routes sont construites avec deux couches d’asphalte : une couche de base et une couche de roulement. C’est lorsque la couche supérieure est usée qu’il faut normalement refaire l’asphalte. Mais ce n’est pas toujours une option. Et lorsque l’asphalte est usé et que les éléments l’attaque, les nids-de-poule apparaissent. 

Pour réparer rapidement les trous qui peuvent apparaître de manière très subite, les équipes de travaux publics de la Ville de Mascouche utilisent de l’asphalte froid. Pour appliquer l’asphalte, les ouvriers assèchent d’abord le trou du mieux possible avant de verser l’asphalte froid dedans. Le mélange est ensuite compacté à la main ou avec un petit compacteur.  

Cet enrobé, disponible en sacs, permet de poser un pansement temporaire sur les routes. « L’asphalte froid, suivant s’il fait beau, si le sol est mouillé, s’il y a un fort trafic, peut durer entre 4h et une journée. Et puis les déneigeuses peuvent aussi l’arracher », présente Bernard Bélanger.  

 

Des nids-de-poule plus fréquents 

Fort heureusement, les équipes ont aussi accès à une solution plus pérenne. « En semaine on a plus de la chance d’aller chercher de l’asphalte chaud», explique le directeur des travaux publics, « c’est un peu le même procédé, mais on rajoute un apprêt pour l’adhérence que l’on utilise à basse température ».  

Pour garder un œil sur l’état des routes, les ouvriers patrouillent sur la commune. Et pour identifier en amont les routes qui pourraient nécessiter des interventions, la Ville de Mascouche fait appel à un cabinet d’études pour dresser un état de santé des rues. « Cette année, le pire c’est sur la montée Masson, mais elle sera refaite en 2026, donc on ne devrait plus y aller pendant quelques années », précise ainsi Bernard Bélanger.  

Cet hiver, les services de travaux publics ont déjà consommé 210 sacs d’asphalte froid. « L’année dernière à la même période j’étais à 75 sacs d’asphalte, et au printemps, nous avons terminé à 415 sacs », raconte Bernard Bélanger. Car habituellement, le gros des interventions sur les nids-de-poule se fait au printemps, lorsque les températures remontent et que l’eau sature l’asphalte.  

 

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