La passion d’aider depuis 30 ans pour Jeanne Dignard

  • Publié le 2 oct. 2022 (Mis à jour le 29 avr. 2025)
  • Lecture : 2 minutes
Stéphane Fortier

Depuis 30 ans, Jeanne Dignard est à la tête de l’organisme Les Amis de Lamater et jamais, au grand jamais, elle n’a eu, ne serait-ce qu’une seule minute, l’impression de travailler.

La passion de procurer à la fois un répit aux aidants naturels et du bien-être à une clientèle adulte de 55 ans et plus ayant une incapacité physique ou intellectuelle la fait vibrer depuis son arrivée à l’organisme de Terrebonne, en 1992.

En septembre de cette année-là, Jeanne Dignard arrivait pour remplacer la personne qui était en poste, mais à ce moment, c’était une période plutôt trouble pour Les Amis de Lamater. « À l’époque, la clientèle était différente. On parlait de personnes âgées de 55 ans et plus autonomes ou semi-autonomes. Je devais travailler trois jours par semaine, mais depuis 30 ans, je n’ai jamais pu travailler trois jours, car il y a toujours eu trop à faire », mentionne Mme Dignard. Son arrivée n’était pas très bien vue au sein de l’organisme et il y a eu un peu de brasse-camarade à ses débuts. « La clientèle ne voulait pas que l’ancienne coordonnatrice s’en aille. J’ai dû être entourée de gardes du corps au début. J’avais travaillé avec des délinquants auparavant et je n’avais jamais eu de problèmes, imaginez… Et puis, rien n’avait été fait depuis plusieurs mois. Nous étions seulement deux employés, moi et la personne qui faisait la cuisine, se souvient Mme Dignard. Mais je suis finalement passée au travers. »

Passionnée

Les premières années de Jeanne Dignard ont été caractérisées par trois  déménagements avant que Les Amis de Lamater s’installent à l’adresse actuelle, sur la rue Ouimet, une reprise de finance qui a permis à l’organisme de devenir rapidement propriétaire. « Notre vocation a changé aussi. Aujourd’hui, nous accueillons des personnes de 55 ans et plus avec une mobilité réduite, des problèmes cognitifs, des gens atteints d’Alzheimer », précise la directrice. « Nous en recevons entre 27 et 30 par jour et servons 200 repas par semaine. L’acquisition de cette maison a été, sans doute, mon meilleur moment », dit celle qui voue visiblement un amour sincère à sa clientèle. Les problèmes afférents à l’entretien d’une vieille maison et les finances représentent, à l’inverse, l’aspect le moins plaisant de son travail.

Objectif ultime

Celle qui s'estime privilégiée de travailler avec une si belle équipe de neuf employés caresse un rêve : « Nous avons un projet de maison de répit qui pourra contenir 24 lits pour des personnes handicapées de 18 ans et plus. Ce sera la plus grande maison de répit au Québec. » La maison, située sur le chemin Saint-Charles, à Terrebonne, côtoiera une garderie et le Carrefour Familial des Moulins. Le projet devrait se concrétiser d’ici deux ans, si tout va bien.

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