Le presbytère de la paroisse Saint-Joachim sera vendu

  • Publié le 22 juin 2022 (Mis à jour le 29 avr. 2025)
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Stéphane Fortier

Comme la paroisse Saint-Joachim, dans le secteur La Plaine à Terrebonne, sera annexée à la paroisse Émilie-Gamelin à Saint-Lin–Laurentides au cours de l’automne, la fabrique n’a pas d’autre choix de se départir du presbytère. 

C’est la résolution révélée par le curé de la paroisse Saint-Joachim, Joël Chouinard, qui précise toutefois que l’église, elle, ne sera pas vendue… pour l’instant. « Parce que nous y avons un columbarium et que des paroissiens souhaitent prendre le temps de réfléchir », indique M. Chouinard. Ces décisions ont été prises par les paroissiens réunis en assemblée générale en avril. « C’est donc dire que l’église Saint-Joachim n’est pas fermée. Il y a une messe le lundi matin et nous célébrons de temps à autre les funérailles, mais les baptêmes et les mariages sont maintenant célébrés dans l’église de Saint-Lin », spécifie le curé. Les paroissiens se donnent un an pour réévaluer le dossier de l’église.

Pour Joël Chouinard, il est clair que même s’il y a décroissance et crise de l’institution, les catholiques ne sont pas morts et ils ne disparaîtront pas. « Il y a encore des croyants, des pratiquants, quelques prêtres, des demandes de baptêmes, de funérailles. Nous continuons à assurer les services pastoraux à la mesure de nos capacités effectives. Surtout, nous nous efforçons de nous adapter et de réorganiser la vie pastorale et paroissiale et, bien sûr, de revoir notre façon de faire afin de survivre. Avec ceux qui restent, nous sommes capables de le faire », insiste le curé Chouinard, qui demeure toujours positif.

Les raisons d’une telle décision

Les 20 dernières années ont accéléré une crise de crédibilité et de confiance face à l’institution catholique en raison des abus sexuels commis par des prêtres et la situation des pensionnats autochtones gérés par l’Église catholique. Sans oublier la crise pandémique et ses périodes de confinement successives qui ont précipité la précarité financière des paroisses déjà perceptible depuis une quinzaine d’années. « On parle aussi d’une décroissance majeure marquée par une baisse drastique de pratiquants, de prêtres, de personnel laïc mandaté, de bénévoles et de revenus, puisque nous vivons de la dîme ou capitation », explique Joël Chouinard. Les solutions? « L’une d’elles, qui est à la fois pastorale et administrative, est de mettre en commun nos ressources humaines et financières au service de la mission locale. Le moyen pour y arriver se traduit par le regroupement de paroisses, forcément sur un plus large territoire avec un seul prêtre, et la vente des bâtiments excédentaires (presbytères et églises) », de conclure le curé.

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