Autre temps des Fêtes, autre débordement à l’urgence

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Par Jean-Marc Gilbert
Autre temps des Fêtes, autre débordement à l’urgence
L’urgence de l’Hôpital Pierre-Le Gardeur a été très achalandée pendant la période des Fêtes et déborde toujours en ce début d’année. (Photo : archives)

Une fois de plus, la période des Fêtes a été marquée par un très grand nombre de visites à l’urgence de l’Hôpital Pierre-Le Gardeur. La situation ne s’est pas améliorée dans les derniers jours : le taux d’occupation des civières était de plus de 200 % mardi midi, l’un des pires de la province.

Le directeur général adjoint du CISSS de Lanaudière, Philippe Éthier, note une augmentation significative des visites par rapport à la même période l’an passé. «Chaque année, les visites à l’urgence augmentent à partir du 28 décembre», mentionne-t-il, précisant que cette année n’a pas fait exception. «Habituellement nous avons entre 180 et 220 visites chaque jour. Cette année, nous avons eu certaines journées avec 280 ou 285 visites», affirme M. Éthier. Même chose pour les patients qui arrivent à l’urgence par ambulance. Si ce chiffre oscille entre 40 et 50 quotidiennement à cette période de l’année, l’Hôpital Pierre-Le Gardeur a observé des journées de pointe avec parfois jusqu’à 75 ambulances.

Manque de lits et de main-d’œuvre

Philippe Éthier reconnaît que le manque de lits et de personnel se fait sentir plus que jamais. «Les besoins grandissent chaque année. On sait qu’il manque 250 lits. Nous en aurions besoin aujourd’hui, mais ça prend du temps à mettre en place», dit-il. L’ajout de 246 lits a été annoncé par le gouvernement en février 2019, mais les travaux ne sont prévus qu’en 2022. Le directeur général adjoint ajoute que la pénurie de main-d’œuvre, malgré les efforts de recrutement, frappe plus fort qu’avant, surtout dans le nord de Lanaudière. «Avant les Fêtes, nous avions besoin de presque 400 employés», nord et sud de Lanaudière combinés, rapporte M. Éthier.

Alternatives

En plus de la croissance démographique qui apporte notamment des personnes de 75 ans et plus, lesquelles sont susceptibles d’avoir une santé plus fragile, d’autres facteurs comme le fait de se rendre à l’urgence pour une grippe ou une gastro peuvent influencer l’achalandage et, par conséquent, le temps d’attente.

Pour de tels symptômes, il est préférable de consulter un médecin de famille ou de se rendre dans une clinique d’hiver, ce que suggèrent d’ailleurs souvent les infirmières au triage de l’urgence.

Mentionnons aussi que les temps d’attente sont calculés à partir du triage jusqu’à l’obtention du congé. Par exemple, un patient qui a vu un médecin, mais qui se trouve toujours à l’hôpital en attente de résultats de prises de sang ou d’imagerie médicale a une influence à la hausse sur les statistiques de temps d’attente, même si la personne a déjà été prise en charge par le personnel soignant.

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Audrey
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Audrey

Faudrais pour cela ,être capable d’avoir un rendez vous avec notre médecin de famille et ou un clsc .Quand ta un médecin de famille il te refuse .Quand tu appelle a ta clinique c’est toujours plein ,sa ma pris 2 semaine avoir un rendez vous avec mon medecin alors que j’avais l’influenza qui c’est terminer en pneumonie otite et sinusite