Black Blanc Beur

Gilles Bordonado

Ce ne sera une surprise pour personne : dimanche, j’étais un spectateur assidu de la finale de la Coupe du monde de soccer. Comme plusieurs habitués de cette chronique le savent, je suis un ancien joueur de ballon rond et j’entraîne toujours l’équipe de soccer de ma fille Rosemarie, maintenant âgée de 17 ans.

Au lancement de la compétition en Russie il y a un mois, j’étais déchiré. Entre mes origines espagnoles et françaises, mon cœur balançait. Sans compter le coup de cœur que j’avais pour l’Islande, petit pays moins populeux que Laval qui avait réussi le tour de force de se qualifier pour cette compétition relevée.

L’élimination rapide des Islandais et des Espagnols a réglé le tout. Mon parti pris est allé à la France, une équipe hétéroclite qui a redoré le blason de cette puissance déchue après ses succès de la fin des années 1990. Et il y a des similitudes entre les équipes de 2018 et de 1998, surnommées «Black Blanc Beur», un rappel des origines africaines, métropolitaines et magrébines des joueurs français. Si certains ont l’épiderme sensible au sujet de la teinte des gens et leurs origines, ce n’est pas mon cas. Fils d’immigrants, je me sens Québécois, et il en est de même pour les joueurs français dont certains, s’ils sont blancs de peau, ont des origines espagnoles ou autres.

Le succès de la France, c’est celui d’une intégration réussie et du travail d’une vingtaine de joueurs ayant un objectif commun, celui de se dépasser, de réussir et de bien représenter leur pays. Ces grands athlètes, l’entraîneur Didier Deschamps, les membres de son «staff», comme il le dit, ont fait du bon boulot. Champions du monde à l’occasion d’une compétition qui a lieu aux quatre ans, c’est vraiment exceptionnel. Rien à voir avec la Coupe Stanley…

Suggestion de sorties

Je profite de cette chronique pour vous inviter à découvrir votre Île-des-Moulins. Le dimanche 8 juillet, en après-midi, ma famille et moi avons visité l’Île-des-Moulins. Oui, oui, l’Île-des-Moulins. On a pris La Grande Tournée, qui a inclus la visite guidée avec l’excellent Guillaume, le tour de bateau-ponton avec Audrey, l’animation 1804 : l’aviron qui te mène avec d’excellents comédiens et visité toutes les expositions. Le tout pour un petit 10 $ par adulte et 8 $ pour les étudiants (12 ans et plus). C’est ce prix pour les aînés de 65 ans et plus et gratuit pour les 11 ans et moins. Finalement, c’est moins cher que d’aller au cinéma ou au resto et, en plus, on en apprend beaucoup sur notre coin de pays. Si vous habitez la région, avez-vous visité, vraiment visité, votre Île?

P.S. – Pendant ce beau dimanche d’été, on a rencontré des centaines de zombies… Oui, oui, des zombies! On se serait cru au cœur d’un épisode de TheWalking Dead. Ils marchaient la tête baissée, les yeux rivés sur leur cellulaire à chasser des Pokémon. Désolé de le dire, mais j’ai trouvé ça un peu pathétique… Au moins, ils prenaient le grand air.

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