CAHIER RELANCE – L’enseignement en temps de pandémie

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Par Pénélope Clermont
CAHIER RELANCE – L’enseignement en temps de pandémie

Si certains remettent en question l’enseignement à distance, pour Jennifer Pesant, enseignante de secrétariat et comptabilité au Centre de formation professionnelle des Moulins, il possède de bons côtés. Le constat est même plutôt positif pour la Mascouchoise qui a dû délaisser ses cours magistraux pour se tourner vers un écran d’ordinateur. « En fait, 85 % des étudiants demeurent motivés et de bonne humeur, observent-elle. Ils m’impressionnent, surtout ceux qui ont des bébés à la maison. Ce n’est pas évident, la conciliation famille-études. » Maintenir l’horaire contribue sans doute à l’assiduité, croit-elle. « On leur demande de se connecter 20 minutes au début des cours (trois fois par jour). C’est là que je donne la théorie et la nouvelle matière », informe l’enseigne, qui remarque que certains complètent leurs travaux le soir plutôt qu’après la vidéoconférence afin de profiter de la journée. Le fait de bénéficier d’un contact direct avec l’enseignante encourage aussi les étudiants à poser plus de questions, tout comme le travail en petit groupe leur permet de partager leurs connaissances et de trouver des réponses autrement. D’autres le vivent par contre plus difficilement, surtout ceux qui n’arrivent pas à se créer un environnement de travail, admet Mme Pesant, qui tente alors de mieux les encadrer. De son côté, l’enseignante apprécie le mode hybride entre télétravail et travail au CFP. Elle avoue cependant que de bouger dans un espace et de pouvoir constater en personne si ses étudiants ont compris ou non lui manque. (Photo : courtoisie)

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