Caroline Desbiens se vide le cœur

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Par Jean-Marc Gilbert
Caroline Desbiens se vide le cœur
La conseillère municipale Caroline Desbiens a présenté sa résolution avec beaucoup d'émotion. (Photo : Jean-Marc Gilbert)

Excédée de ne toujours pas connaître les motifs expliquant son exclusion de l’Alliance démocratique de Terrebonne (ADT) six mois plus tard, exclusion ayant entraîné le déclenchement d’une enquête de la Commission municipale du Québec (CMQ) à son sujet, la conseillère municipale Caroline Desbiens a exprimé son ressentiment lors de la séance du conseil du 11 novembre.

«À ce jour, je n’ai reçu aucune confirmation écrite d’une plainte officielle, ni même de la nature de ces accusations (…) Seriez-vous à même de m’indiquer quelles sont les raisons qui vous ont poussés à pratiquer mon exclusion du parti et des commissions auxquelles je siégeais, [ce] qui d’ailleurs porte atteinte à ma réputation depuis six mois», a-t-elle lancé avec émotion.

«Les seules et uniques raisons qui me sont évoquées pourraient être reliées à mon conjoint, pour avoir recommandé celui-ci à titre de bénévole auprès d’organismes à but non lucratif, afin de les aider dans leurs missions», a-t-elle poursuivi.

Elle souhaite que le conseil «rende public tout dossier d’enquête» la concernant. «Je me suis jointe à votre parti politique pour la transparence; je n’ai rien à cacher. Je demande à ce que ce soit public parce que je n’ai rien à me reprocher», a-t-elle conclu. La résolution déposée par la conseillère municipale du quartier 8 a été battue à 10 conseillers contre 5.

Le maire Marc-André Plante n’a offert aucune réponse séance tenante et n’a pas été plus loquace lorsque rencontré par La Revue au terme de celle-ci. Il affirme qu’un conseil municipal ne peut mettre de la pression sur un organisme comme la CMQ ni interférer avec elle parce que celle-ci est totalement indépendante.

Alliance intersyndicale et partenariat avec l’église

Chantal Riopelle, présidente du syndicat des cols blancs de Terrebonne, s’est aussi présentée au micro pour annoncer la création d’une alliance intersyndicale de groupes de travailleurs de la Ville. L’alliance regroupe près de 1 000 employés, soit les cols bleus, les concierges, les cols blancs, les policiers, les professionnels (en attente d’accréditation) et les pompiers. «Tous les groupes de travailleurs ont des enjeux avec l’administration municipale, qu’ils soient en négos ou pas. Vous allez entendre parler de nous au cours des prochains mois», a-t-elle prévenu.

Par ailleurs, notons que le conseil municipal a adopté un projet de partenariat avec la paroisse Saint-Louis-de-France, qui mène actuellement une campagne de financement pour amasser les fonds afin de rénover l’église et le presbytère. Terrebonne offrira une contribution annuelle de 20 000 $ pendant six ans et versera, en décembre 2022, un montant équivalent à 10 % des dons des citoyens recueillis dans le cadre de cette campagne, jusqu’à concurrence de 50 000 $.

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