Caroline Desbiens veut « rétablir les faits »

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Par Jean-Marc Gilbert
Caroline Desbiens veut « rétablir les faits »
Caroline Desbiens dément les faits que lui reproche l’Alliance démocratique Terrebonne. (Photo : archives)

Plus d’un mois après la sortie de l’Alliance démocratique Terrebonne (ADT) sur les raisons ayant mené à l’exclusion de Caroline Desbiens de son caucus et au dépôt d’une plainte à son égard, la conseillère municipale veut rétablir les faits.

Dans une déclaration écrite, l’élue taille en pièces l’argumentaire de l’ADT au sujet de chacune des situations décrites dans le communiqué du parti datant du 13 janvier.

D’abord, l’ADT a reproché à la conseillère d’avoir proposé le nom de son conjoint pour siéger au conseil d’administration d’un organisme qui sollicitait du financement auprès de la Commission de la culture, alors présidée par celle-ci.

L’organisme en question, dévoile Mme Desbiens, est Les Créations Bliz-Arts, qui produisent notamment le spectacle Avalanche. « Cet organisme a sollicité une rencontre qui a eu lieu le 15 janvier 2019. À cette occasion, j’ai informé les gens rencontrés que mon conjoint, qui avait assisté au spectacle, serait intéressé à les aider bénévolement », explique la conseillère. Par la suite, une responsable de l’organisme l’a invité à l’assemblée générale, lors de laquelle il est devenu administrateur. Or, au moment de la rencontre de janvier, l’organisme n’avait pas déposé de demande à la Commission de la culture, argue Mme Desbiens. Le cas échéant, la conseillère assure qu’elle se serait retirée des délibérations.

L’ADT a aussi dénoncé le fait que la conseillère aurait réalisé des démarches pour que son conjoint puisse donner une prestation rémunérée comme chanteur lors d’un festival de musique, événement pour lequel Mme Desbiens recommandait des subventions.

La conseillère municipale mentionne qu’il s’agit du Festival Grande Tribu, organisé par la SODAM. Mais encore là, elle remet en question la version des faits de son ancienne formation politique. « La SODAM avait déjà la subvention en regard à son projet au moment où je la rencontrais en janvier 2019. »

Vitré

Enfin, l’ADT blâme son ex-membre d’avoir proposé encore une fois le nom de son conjoint, sans en parler à ses collègues du conseil municipal, comme artiste pour représenter Terrebonne lors des célébrations du 40e anniversaire des jumelages entre Vitré, en France, et d’autres villes du monde, dont Terrebonne. Elle aurait même demandé qu’une partie des frais de déplacement soit assumée par la Ville, disait l’ADT.

Mme Desbiens affirme n’avoir eu que des « discussions informelles avec Jeannine Cossette », présidente du comité de jumelage. Mme Cossette aurait alors soumis la candidature du conjoint de la conseillère, qui n’a pas été retenue. « Je n’ai pas fait de représentation officielle à cet égard auprès de Vitré […] Je n’ai fait aucune demande pour que le déplacement de mon conjoint soit assumé aux frais des contribuables », affirme Caroline Desbiens.

La conseillère municipale considère que les reproches qu’on lui adresse « sont constitués de faussetés » et elle « déplore les actions du maire Marc-André Plante et de ses proches collaborateurs qui ont formulé des allégations mesquines et fausses ».

Malgré tout, Caroline Desbiens continuera d’œuvrer comme conseillère indépendante et a récemment affirmé à TVRM avoir l’intention de solliciter un second mandat en 2021.

Le Bureau d’intégrité et d’éthique Laval-Terrebonne (BIELT) a transféré la plainte de l’ADT à la Commission municipale du Québec. Aucune citation n’a encore été déposée.

 

Lisez l’article présentant les faits qui sont reprochés à Caroline Desbiens par l’ADT ainsi que celui exposant les réactions des organismes cités et de Jeannine Cossette.

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