« C’est le temps d’avancer » pour Jean-Marc Robitaille

PRÉSIDENT DU REGROUPEMENT POUR LE PONT DE LA 25

« C’est le temps d’avancer » pour Jean-Marc Robitaille

Afin de faire contrepoids aux environnementalistes qui contestent de plus en plus fort le projet de prolongement de l’autoroute 25, les élus de 18 municipalités et arrondissements de l’est et du nord de la région métropolitaine ont uni leur voix et l’ont confiée à Jean-Marc Robitaille, nommé président du Regroupement pour le pont de la 25.

Éric Ladouceur

Soulignant les résultats d’un sondage de la firme Baromètre démontrant que 84 % de la population (est et nord de la CMM) était en faveur du parachèvement de l’autoroute 25, le maire de Terrebonne et préfet de la MRC Les Moulins a d’emblée déclaré en conférence de presse que «le parachèvement de la 25 est un projet économiquement souhaitable, socialement équitable et écologiquement responsable, ce qui fait en sorte qu’il s’inscrit parfaitement dans une démarche de développement durable».

Selon des chiffres du ministère des Transports dévoilés par M. Robitaille, parachever l’autoroute 25 permettrait de réduire de 10 millions d’heures par année les temps de parcours sur le réseau routier et pourrait permettre d’éliminer annuellement 38 millions de kilomètres parcourus. «Ce qui ne peut être que bénéfique pour l’environnement», a défendu M. Robitaille, qui était accompagné de trois vice-présidents du Regroupement pour le pont de la 25, James V. Infantino, conseiller municipal de Montréal, Pierre Gingras, maire de Blainville, et Gilles Vaillancourt, maire de Laval.

Développement économique

«Montréal est actuellement la seule grande ville en Amérique du Nord à ne pas disposer d’une voie de contournement, et cela occasionne des inconvénients importants pour les personnes, qu’elles se déplacent en automobile ou en transport en commun, ainsi que pour le transport des marchandises. Le développement économique de la région métropolitaine et la qualité de vie des citoyens reposent sur notre capacité à nous doter d’infrastructures modernes et performantes», a souligné le maire de Laval.

Aux environnementalistes qui craignent que le pont de la 25 ne vienne accroître le parc automobile de 150 000 véhicules additionnels, le maire Robitaille a répondu : «D’où viennent toutes ces autos? Ce n’est pas vrai que du jour au lendemain, 150 000 automobiles viendront encombrer les routes. Ce que le pont va permettre, c’est une meilleure fluidité de la circulation routière, ce qui permettra d’éviter de voir des milliers de véhicules polluer en restant stationnaires pendant des heures dans les bouchons de circulation».

À ceux qui pensent qu’il faut plutôt développer le réseau de transport en commun, M. Robitaille a répondu que les deux projets, le pont de la 25 et le développement du transport collectif, étaient «complémentaires» et qu’il avait toujours défendu le développement des deux réseaux.

Audiences du BAPE

Le Regroupement pour le pont de la 25 participera activement à la consultation du Bureau des audiences publiques sur l’environnement (BAPE) qui débutera le 16 mai à Montréal. Le Regroupement aura notamment recours à une campagne d’affichage sous le thème «C’est le temps d’avancer», et à un site Internet accessible à l’adresse www.pontdela25.com.

«Le parachèvement de l’autoroute 25 figure depuis près de 40 ans dans les plans du ministère des Transports. Tous les terrains nécessaires ont déjà été expropriés, et aucun dézonage agricole n’est requis pour compléter cette portion du réseau de transport métropolitain dans l’axe nord-sud. Le parachèvement de la 25 est un projet économiquement souhaitable, socialement équitable et écologiquement responsable», a répété M. Robitaille devant plusieurs journalistes.

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