Chanter l’amour, avec le cœur et les hanches

Pénélope Clermont

journaliste@larevue.qc.ca

Chanter l’amour, avec le cœur et les hanches
Plutôt que de charmer les dames avec des textes profonds et réfléchis, l’homme souhaite maintenant le faire avec des rythmes enivrants. (Photo : courtoisie)

On savait depuis quelque temps Étienne Drapeau en pleine immersion espagnole. Une visite effectuée en 2013 à Rio San Juan, en République dominicaine, lui aura permis de connecter avec la culture latine, qui l’habite depuis. Cinq ans plus tard, soit le 20 février, le chanteur lançait Fiesta, un album entièrement en espagnol.

Quand l’auteur-compositeur-interprète se lance dans un projet, il ne fait rien à moitié. «Je suis tombé amoureux de Rio San Juan. J’ai découvert la musique latine et le bachata, et je me suis mis en tête ce rêve. Je ne parlais pas espagnol, j’ai suivi des cours pour maîtriser la langue. J’ai aussi suivi des cours de danse», résume celui qui, pour donner vie à Fiesta, s’est ensuite mis à la traduction de sept de ses succès aux côtés d’une amie. T’es ma femme, t’es la plus belle devient Eres mi reina et Je l’ai jamais dit à personne, A nadie le confesé, par exemple. Il y reprend également quatre des plus grands hits de musique latine, dont Despacito.

Le succès planétaire a été un heureux hasard pour l’homme qui est à quelques jours de devenir officiellement Terrebonnien. Le projet était déjà en branle quand il a saisi l’opportunité de profiter de la vague latine ayant frappé de plein fouet les radios du monde entier.

Il en résulte au final un album résolument festif qui fera chanter et danser le public, espère le principal intéressé. «La musique francophone part du cœur et va jusqu’à la tête. J’ai été influencé par la grande chanson française et j’ai une formation en piano classique, c’est ma passion. La musique latine part du cœur et se rend jusque dans les pieds. On est aussi dans la zone du bassin. C’est un univers complètement différent», dit-il.

Ainsi, plutôt que de charmer les dames avec des textes profonds et réfléchis, l’artiste souhaite maintenant le faire avec des rythmes enivrants. «Je veux faire bouger les gens, qu’on fasse la fête et qu’on chante», évoque-t-il.

Le party pourra notamment se faire sur la scène du Casino de Montréal, les 10 et 17 mars, alors que le chanteur sera accompagné de plusieurs musiciens et danseurs.

Un vrai Terrebonnien

Il n’y a pas à dire, Étienne Drapeau entre dans la quarantaine en grande pompe. Venant tout juste de célébrer son anniversaire, il lance un album et un spectacle, en plus d’emménager dans une maison à Terrebonne, lui qui demeurait de l’autre côté de la rivière, à Saint-François-Laval.

«Je me considérais déjà comme un Terrebonnien de cœur et d’adoption. Ma place a toujours été Terrebonne. Quand j’ai décidé de déménager, j’ai uniquement fait des recherches à Terrebonne. Le Vieux-Terrebonne, c’est là que j’ai écrit toutes mes chansons», confie-t-il.

Ses chansons en français, devrions-nous préciser, car même si Terrebonne se veut inspirante, les rythmes latins ne lui viennent certainement pas d’ici. «Mais Terrebonne saura m’inspirer pour mon spectacle», conclut-il avec un sourire dans la voix.

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