Chapeau les filles !

Le gala national du concours «Chapeau, les filles!», présidé par le ministre de l’Éducation, du Loisir et des Sports, Jean-Marc Fournier, a permis de remettre 32 prix à des femmes étudiant dans des domaines traditionnellement masculins. Le concours est réservé aux étudiantes du secondaire, de la formation professionnelle, du collégial à la formation technique et, pour le volet «Excelle Science», aux étudiantes universitaires en sciences ou en génie.

Andréanne Brault

Les lauréates recevaient des prix entre 1 000 $ et 5 000 $ pouvant prendre la forme de stages rémunérés ou de séjours professionnels à l’extérieur du Québec. Pour le volet régional de ce concours, 13 cérémonies ont été organisées dans toutes les régions du Québec afin de reconnaître les efforts de 200 femmes qui ont reçu des prix régionaux totalisant 100 000 $.

Deux jeunes femmes de Lanaudière ont chacune remporté un prix de 2 000 $. Il s’agit de Marie-Andrée Robert, une étudiante en ébénisterie au Centre de formation professionnelle (CFP) des Moulins, qui a reçu un prix de la Fédération des commissions scolaires du Québec. Fonceuse, décidée et optimiste, cette jeune femme qui commence ses journées à 6 h 45 et les termine à minuit s’est intéressée à l’ébénisterie parce que ça lui rappelait des souvenirs d’enfance. Elle a déjà enregistré le nom de sa future entreprise, Ébénisterie Emma, en lien avec ses initiales.

La Terrebonnienne Émilie Morin a remporté un prix du concours «Excelle Science» pour sa formation en génie chimique à l’Université de Sherbrooke. Elle a été la première femme à devenir coordonnatrice générale d’Ingénierie sans frontière en dirigeant une équipe de 17 personnes, ce qui lui a permis de créer des programmes de demandes de fonds pour l’Université et de vendre son projet à différentes entreprises. Après deux stages en génie chimique dans une entreprise de pâtes et papiers et une session d’études à l’Oregon State University aux États-Unis, elle rêve de réaliser son dernier stage dans une Université de Toulouse, en France, où elle veut poursuivre des recherches sur les biofilms.

Le ministre Fournier a félicité ces femmes courageuses et douées, mais a rappelé qu’elles ont besoin du soutien du monde scolaire et de celui de l’emploi. «J’ai à cœur que les succès scolaires des filles se transposent en réussites sur le plan socioéconomique», a-t-il mentionné.

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