Coopérative le Chez-Nous du Communautaire : Beaucoup plus qu’un toit

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Par Jean-Marc Gilbert
Coopérative le Chez-Nous du Communautaire : Beaucoup plus qu’un toit
Pour la coordonnatrice Mélissa Moffette, le Chez-Nous du Communautaire des Moulins est bien plus qu’un toit pour les organismes de la région. Elle veut faire de l’endroit un incontournable du monde communautaire moulinois. (Photo : Jean-Marc Gilbert)

Avant de se voir confier la coordination de la Coopérative le Chez-Nous du Communautaire des Moulins en 2017, Mélissa Moffette avait clairement énoncé son ambition de faire de la coop « un pilier du milieu social moulinois » et de « donner une âme » à l’endroit pour qu’il ne s’agisse pas seulement d’un toit pour les organismes. Un plan qui semble se concrétiser à force de travail collaboratif, comme le milieu communautaire sait si bien le faire.

En tant qu’entreprise d’économie sociale, la coopérative s’affaire à répondre aux besoins évolutifs de ses membres d’abord et avant tout. « Les besoins en transport pour nos membres sont criants. Est-ce qu’on pourrait y répondre en mettant sur pied une caravane? », propose-t-elle en guise d’exemple.

Le Chez-Nous tente aussi de multiplier les occasions de réunir le plus grand nombre de partenaires du monde communautaire pour discuter des enjeux qui les concernent et travailler sur des pistes de solution. C’est d’ailleurs dans cette optique que les Rendez-vous sociocommunautaires des Moulins ont été créés en 2018.

Mandats stimulants

La coopérative sera appelée à jouer un rôle encore plus déterminant dans la mobilisation du milieu. La Table des organismes communautaires autonomes des Moulins (TOCAM) a annoncé sa dissolution en juin 2019 et la « mutation des éléments de sa  mission à la Coopérative du Chez-Nous du Communautaire ».

« C’est une importante restructuration qui vise à arrêter de dédoubler les services et à simplifier la vie de nos membres, précise Mme Moffette. C’est toute une reconnaissance de la part du milieu de pouvoir porter ce mandat. Ça veut aussi dire que nous sommes en train de devenir un pilier. »

En parallèle, notons l’embauche récente de Stéphanie Fournier à titre d’organisatrice coopérative, embauche rendue possible grâce à une entente d’une durée de cinq ans entre la Table des préfets de Lanaudière et la Fondation Lucie et André Chagnon. L’entente vise à fournir aux MRC les outils et les ressources humaines pour identifier les priorités locales et élaborer un plan d’action basé sur celles-ci. « C’est aussi un très gros mandat », commente la coordonnatrice, qui a l’habitude de carburer aux défis.

Une expansion?

Bien qu’elle n’ait pas le temps de s’ennuyer avec ces multiples projets sur la table, Mélissa Moffette ne fermerait pas la porte à un agrandissement ou à la construction d’un nouveau bâtiment, puisque celui situé à deux pas du parc du Grand-Coteau de Mascouche affiche déjà complet avec 19 locataires permanents. « Je crois que nous avons fait nos preuves et que nous avons un modèle qui fonctionne. Est-ce qu’il pourrait y avoir un nouveau bâtiment à Terrebonne, par exemple? » suggère-t-elle, rappelant que le Chez-Nous du Communautaire dessert l’ensemble de la MRC Les Moulins.

Toutefois, d’ici là, la coordonnatrice qui a utilisé un coussin financier pour investir 60 000 $ depuis son arrivée afin d’offrir les meilleurs services possible à ses membres travaille à trouver de nouvelles sources de revenus. Elle tient à ce que la coopérative demeure prospère et réponde aux besoins qui peuvent évoluer rapidement.

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