Courage

Gilles Bordonado

Les récits de courage décrits par nos journalistes et que vous lirez aujourd’hui en pages 3 et 4 donnent froid dans le dos. Ils racontent les gestes courageux, voire héroïques, de policiers dans l’exercice de leurs fonctions, des fonctions dans les cas qui nous occupent qui vont bien au-delà des gestes traditionnels attendus de ces agents.

 

À Terrebonne, à l’occasion de l’incendie survenu à la Résidence Oasis il y a près d’un an, le travail des policiers, des pompiers et des ambulanciers a été vanté avec raison. Les premiers répondants ont pris des risques pour sauver des vies et ils n’ont pas démérité.

C’est une situation similaire à celle de Mascouche, alors que deux policiers ont sauvé un malheureux qui a tenté de s’immoler par le feu. 

Même s’ils œuvrent dans l’ombre, les répartiteurs du 9-1-1 ont un rôle crucial. Deux répartitrices ont permis de sauver une vie à Terrebonne. Et que dire de cette simple citoyenne qui n’est pas restée indifférente à la conduite chaotique d’un automobiliste! Tout en suivant ce dangereux automobiliste sous l’emprise de l’alcool, elle a expliqué aux forces de l’ordre son itinéraire pour qu’elles puissent l’arrêter. Au lieu de regarder à côté, elle a troqué l’indifférence pour l’implication et le bien commun.

Car c’est bien ce que tous ces gens ont en commun, le mieux-être d’autrui, une valeur importante à mes yeux et pour bien des gens. Il est heureux que le gouvernement du Québec et son ministère de la Sécurité publique soulignent ces gestes extrêmes d’abnégation.  

Faire le bien, ici souvent au risque de sa vie, demande un altruisme hors-norme. C’est une vocation.

Bien des gens cassent du sucre sur le dos des policiers et se plaignent de leur manque de compréhension à l’occasion d’une contravention souvent bien méritée. D’autres se plaignent du traitement salarial des pompiers, qui passent, disent-ils, leur temps à dormir dans une caserne. Mais tous ces «critiqueux de salon», souvent forts en gueule sur les réseaux sociaux, ont tendance à oublier les risques inhérents à ces métiers. Combien d’entre eux, combien d’entre vous, prendriez ces mêmes risques dans des circonstances similaires? Bien peu à mon avis. Eux les prennent.

Les policiers, les pompiers, les ambulanciers et les répartiteurs 9-1-1 ont des vies entre leurs mains et ils en sauveront sûrement plusieurs au cours de leur carrière. Et à votre avis, ça vaut combien, une vie?

***

Parlant d’altruisme et de générosité, je m’en voudrais de ne pas terminer cette chronique en parlant des bienfaits du bénévolat, qui fait du bien autant pour celui qui donne quelques heures que celui qui en est le bénéficiaire. Et de ces aidants naturels qui prennent soin d’un proche.

«Toujours les mêmes», entend-on quelquefois. C’est triste, mais c’est souvent le cas. Et vous, quand avez-vous donné un moment de votre précieux temps pour autrui?

Partager cet article

Commentez l'article

avatar