Courir en soutien aux parents d’enfant trisomique

Par Flavie Sauvageau
Courir en soutien aux parents d’enfant trisomique
Plus de 150 personnes ont couru ou marché en soutien à l’APETL le 9 février. (Photo : L’Express Montcalm – Flavie Sauvageau)

RÉPONDRE À DES BESOINS PARTICULIERS

Normand Bélanger semblait ému en regardant les coureurs avancer sur la mezzanine du Complexe JC Perreault le 9 février : « Je suis très, très fier! » Le journal l’a rencontré à l’occasion de la quatrième édition du Défi 21, une course intérieure au profit de l’Association de parents d’enfant trisomique-21 de Lanaudière (APETL), organisme dont il est le trésorier.

À l’occasion de cet événement, plus de 150 coureurs et marcheurs s’étaient donné rendez-vous à Saint-Roch-de-l’Achigan, un record depuis la première édition. Ils avaient la possibilité de participer à l’une des quatre courses proposées, allant de l’épreuve familiale de 1 km au demi-marathon (21 km).

Lorsqu’on lui demande pourquoi l’APETL a choisi la course comme moyen de financement, Normand Bélanger répond que c’est dans le but d’en faire « un événement familial ». À ses côtés, Martin Tremblay, lui aussi membre de l’APETL, renchérit : « Ça permet de montrer que les gens trisomiques n’ont pas autant de limites que ce que l’on croit, puisque plusieurs participent aux courses [de plus petites distances]. »

Ça permet de montrer que les gens trisomiques n’ont pas autant de limites que ce que l’on croit. »

Sur place, les coureurs expérimentés côtoyaient les moins habitués, qui se prêtaient à l’exercice par attachement à la cause. C’est le cas d’Yvan Laroche, qui y participait pour la première fois : « J’ai des amis qui sont dans l’organisation et c’est une cause qui me tient à cœur. Les parents de l’APETL, c’est comme une famille. »

De son côté, Véronique Normandin s’entraîne à la course plusieurs fois par semaine. Elle explique que c’est le plaisir de courir qui l’a convaincue de s’inscrire : « Je suis venue avant tout parce que j’ai des amis qui venaient. Je suis contente de ne pas courir dehors au froid ! Je trouve que la cause en elle-même est noble. Moi-même, j’ai un cousin qui a une enfant trisomique. »

Les coureurs expérimentés côtoyaient les moins habitués, qui se prêtaient à l’exercice par attachement à la cause. (Photo : L’Express Montcalm – Flavie Sauvageau)

Répondre aux besoins des familles de la région

L’argent amassé grâce au Défi 21 donnera un grand coup de pouce aux familles membres de l’APETL. Comme le résume Guy Godin, membre de l’organisme, il « servira à 100 % pour les jeunes, avec des services d’ergothérapie, d’orthophonie et des ateliers de langage et de cuisine ».

L’association créée il y a maintenant 30 ans offre aussi des guides et des formations aux familles, en plus de leur proposer des services de répit et de défense des droits. Une joujouthèque a aussi été mise à la disposition des jeunes. Bref, pour M. Godin comme pour toutes les familles présentes, l’APETL et le soutien qu’elle apporte ont « fait une énorme différence ».

En plus de mettre à l’honneur la pratique de l’activité physique, le Défi 21 aura été l’occasion idéale de faire connaître l’APETL et l’immense différence qu’elle fait pour les parents d’enfant trisomique 21 de la région.

À noter qu’un banquet au profit de l’APETL aura lieu le 23 mars au Club de Golf Le Mirage à Terrebonne. Les billets sont en vente sur le site web de l’Association.

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