« Dans Lanaudière, on ne voudrait pas que ça s’enflamme plus vite qu’ailleurs » – Richard Lessard

Par Élise Brouillette
« Dans Lanaudière, on ne voudrait pas que ça s’enflamme plus vite qu’ailleurs » – Richard Lessard
Le Dr Horacio Arruda était de passage à Joliette. (Photo : L’Action – Jean Chevrette)

BILAN SUR LA LUTTE CONTRE LA COVID-19 DANS LA RÉGION

En conférence de presse le 7 juillet, le directeur régional de santé publique de Lanaudière par intérim, le Dr Richard Lessard, a souligné que si la région connaît une hausse moins importante de cas de la COVID-19 au quotidien, cinq rassemblements ayant eu lieu depuis le 23 juin ont généré de nombreux cas positifs.

Le directeur national de la santé publique, le Dr Horacio Arruda, était de passage dans Lanaudière le 7 juillet. Ce dernier, ainsi que le Dr Richard Lessard et le président-directeur général du Centre de santé et de services sociaux (CISSS) de Lanaudière, Daniel Castonguay, ont effectué le point sur la lutte contre la COVID-19 dans la région.

« J’ai amorcé une tournée afin de rencontrer et de remercier les équipes de santé publique qui travaillent dans l’ombre, mais qui ont sauvé des milliers de vies », a affirmé le Dr Arruda.

Le Dr Richard Lessard a parlé des cas actifs sur le territoire. (Photo : L’Action – Jean Chevrette)

Le Dr Richard Lessard a cité cinq rassemblements de Lanaudois depuis le 23 juin, notamment dans un camping et dans un restaurant de Terrebonne, qui ont entraîné plusieurs cas de contamination. À titre d’exemple, les 23 et 24 juin, 15 personnes se sont rassemblées dans un camping de la région et 6 d’entre elles ont obtenu un résultat positif à la COVID-19. Les équipes de santé publique sont à pied d’œuvre pour retracer et isoler tous les cas et les contacts.

« La game n’est pas finie et on voit de plus en plus de cas de personnes jeunes. Il faut adopter une nouvelle discipline dans Lanaudière, on ne voudrait pas que ça s’enflamme plus vite qu’ailleurs. »

Le Dr Lessard a insisté sur le fait que la première vague n’est pas encore terminée. « Les gens sont fatigués, mais il faut rester aux aguets. Il y a beaucoup de personnes qui n’osent pas ou qui ne veulent pas s’isoler même si elles sont positives. »

Le directeur régional de santé publique est revenu sur le fait que la MRC de Joliette a été considérée au même titre que le grand Montréal pour certaines étapes du déconfinement.

« Certains ont été choqués, d’autres se sont sentis protégés, mais c’était la meilleure décision à prendre sur le plan de la santé publique. » Horacio Arruda a d’ailleurs remercié la santé publique de Lanaudière de l’avoir prise. Pour l’automne, le statut de la MRC de Joliette dépendra de l’évolution du nombre de cas.

Dans la région, les principaux facteurs de contamination au cours des derniers mois ont été les voyageurs, les travailleurs qui se déplaçaient à Montréal et à Laval et les travailleurs de la santé.

Le Dr Arruda a voulu saluer plusieurs initiatives du CISSS dans la région, dont des interventions auprès des résidences pour aînés et la distribution de paniers de produits locaux.

La population doit être au rendez-vous

Le port du masque dans les endroits publics et les récents débordements dans les bars ou autres lieux de rassemblement ont été abordés au cours du point de presse.

« Le nombre de décès est à la baisse, mais ça ne veut pas dire qu’on doit baisser notre garde. Il y a une accalmie au Québec, mais le virus n’est pas disparu », a déclaré le directeur national de santé publique.

Le Dr Horacio Arruda a rappelé que le déconfinement était en quelque sorte une libération conditionnelle avec les règles de distanciation sociale, de lavage des mains et de port du couvre-visage.

Il se dit très préoccupé par le non-respect des règles dont il est témoin, sans viser de groupe en particulier. « Un party de 40-50 personnes peut être la source d’une véritable flambée dans la communauté. Le respect des consignes, c’est majeur. »

Le Dr Richard Lessard, Le Dr Horacio Arruda et Daniel Castonguay (Photo : L’Action – Jean Chevrette)

Concernant les bars, plusieurs mesures pourraient être mises en place quant à la capacité d’accueil ou aux horaires, par exemple.

En ce qui concerne le port obligatoire du masque dans les lieux publics intérieurs, le directeur national de santé publique s’apprête à émettre ses recommandations aux autorités gouvernementales. « Le gouvernement aura à prendre des décisions sous peu, mais la population doit être au rendez-vous. Le temps joue contre nous. »

Tant Horacio Arruda que Richard Lessard ont affirmé toujours croire en la mobilisation individuelle. « On pense que les gens sont intelligents et rationnels. On mise là-dessus. »

LISEZ ÉGALEMENT : larevue.qc.ca/eclosion-a-terrebonne-la-premiere-vague-nest-pas-terminee/

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JoëlleKarina Métivier Auteurs de commentaires récents
Karina Métivier
Invité
Karina Métivier

Le problème que je constate dans mon entourage c’est que le 1/3 des gens qui m’entoure n’y crois pas au covid-19, ils parlent de conspiration et de magouille gouvernementale alors comment briser cette idée de loi du complot et d’implantation de puce ou de vaccination obligatoire. Merci

Joëlle
Invité
Joëlle

Le nom du restaurant c’est quoi!!!!? Pourquoi ne pas le dévoiler!? Moi je vois pas où est la protection des citoyens si on nous cache c’est informations! On parle de vie humaines!