De la persévérance au cube

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Par Gilles Fontaine
De la persévérance au cube
Non-voyante depuis sa naissance, Marie-Pier Brousseau a su surmonter tous les défis qui se présentaient devant elle. Elle étudie en Sciences humaines au Cégep à Terrebonne. (Photo : courtoisie)

De façon littérale, la persévérance scolaire se définit comme la poursuite des études jusqu’à l’obtention d’un diplôme. Marie-Pier Brousseau, par sa persévérance, est doublement méritoire. Non-voyante depuis sa naissance, elle étudie en Sciences humaines au Cégep à Terrebonne.

Ses défis sont importants. Pour nous, ils sont pratiquement inimaginables. La Mascouchoise de 18 ans a su, depuis sa plus tendre enfance, faire son chemin, le même chemin que tous les autres étudiants.

Jamais elle ne s’est laissé porter par le découragement. Elle a néanmoins eu un deuil à faire. «Je devais avoir 14 ans lorsque pour un voyage à Paris, nous avons dû payer le double pour moi afin que je sois assistée par un accompagnateur. Ça a donné un coup. Tu réalises vite que tu n’es pas comme les autres», nous confie-t-elle.

Par contre, elle est demeurée positive. «Je me disais que j’avais un petit quelque chose de plus que les autres. Je restais positive. Autrement, je n’aurais pas avancé.»

Elle est rapidement passée par-dessus. Le temps et des discussions avec des personnes dans la même situation qu’elle lui ont permis d’avancer.

Marie-Pier a rencontré plusieurs autres défis importants. Son plus grand aura été de demander de l’aide. «Ça a été mon cheval de bataille. Je suis une fille indépendante et au secondaire, j’étais plus isolée qu’aujourd’hui, alors j’avais un peu de difficulté avec ça», indique-t-elle.

On ne verra pas Marie-Pier avec un chien ou un accompagnateur. Bien que mobilité ait également été un défi, elle fait son chemin seule dans les murs du Cégep. «Disons que c’est une grosse carte mentale que j’ai en tête. J’apprends et je me déplace en écoutant tous les sons qui m’entourent»,  explique-t-elle.

Les relations humaines

Si elle n’a pas identifié avec précision la matière qu’elle souhaite étudier, les relations humaines figurent au haut de sa liste. «J’avais commencé une technique en travail social, mais je ne l’ai pas terminée. Il y a encore beaucoup trop de choses qui m’intéressent et me passionnent. J’aime particulièrement la psychologie et la sociologie. J’ai aussi un intérêt pour le journalisme. Disons que je ne suis pas prête à me fixer pour l’instant.»

Son souhait le plus cher : étudier en France, un pays pour lequel elle a eu un énorme coup de cœur. Mais avant, Marie-Pier Brousseau doit obtenir son diplôme d’études collégiales.

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Nadia Auteurs de commentaires récents
Nadia
Invité
Nadia

Wow! Elle venait au Petit Gym dans ltemps et elle m’impressionnait déjà beaucoup! Bravo, tu es un bel exemple de persévérance 🙂