Dernier tour de piste pour Diane Gadoury-Hamelin

Dernier tour de piste pour Diane Gadoury-Hamelin
Diane Gadoury-Hamelin quittera la direction générale du CJE des Moulins avec le sentiment du devoir accompli au début de l’année 2020. (Photo : archives)

Après avoir consacré les 33 dernières années de sa vie professionnelle, à l’exception d’un bref passage en politique, à offrir des outils et des services pour que les jeunes puissent exploiter leur plein potentiel, Diane Gadoury-Hamelin quittera la direction générale du Carrefour jeunesse-emploi (CJE) des Moulins avec la tête pleine de souvenirs de réussites au début de 2020.

Celle qui dirige le CJE depuis sa création en 1996, après avoir passé 10 ans comme directrice générale d’Action travail jeunesse des Moulins, juge qu’il est maintenant temps pour elle de passer le flambeau à un successeur qui apportera «une nouvelle couleur et de nouvelles idées».

Elle voulait toutefois préparer adéquatement son départ et permettre à celui qui prendra sa place de bien s’installer. Le nom de son successeur sera connu sous peu.

Il arrivera dans un contexte plutôt particulier de rareté de la main-d’œuvre. «Il y a toujours eu des défis à surmonter et nous avons fait face à différentes réalités au fil du temps, mais ce qu’on vit actuellement, je n’ai jamais vu ça.»

Une seule motivation

Tout au long de sa carrière, un seul objectif a guidé Mme Gadoury-Hamelin : «que les jeunes de notre communauté puissent exploiter leur potentiel le mieux possible et se réaliser» en trouvant un emploi ou en retournant aux études dans un domaine stimulant. La directrice générale a toujours compté sur «une équipe de travail formidable qui partageait le même souci pour l’être humain».

«J’ai toujours aimé lancer, bâtir des choses et encourager la créativité. J’étais toujours là où il y avait une opportunité pour le CJE pour mieux aider les jeunes», poursuit Mme Gadoury-Hamelin.

La femme de 68 ans se considère en grande forme, ce qui lui permettait d’ailleurs de travailler de 45 à 50 heures par semaine, en plus de ses autres implications. Elle considère toutefois que le temps est venu pour elle de passer à autre chose. «Je me suis dit : “Un moment donné, il faut que je m’en aille. Je ne viendrai pas travailler en marchette”», lance-t-elle avec le sourire.

Bien sûr, cette femme pleine d’énergie ne restera pas inactive. Elle continuera de s’impliquer pour des causes qui lui tiennent à cœur et aimerait trouver un mandat qui pourrait l’occuper une quinzaine d’heures par semaine. Elle aura aussi plus de temps pour certains loisirs, comme le golf.

Celle qui a été élue députée de Masson en 2012, puis défaite en 2014 et en 2018 serait-elle un jour tentée de replonger en politique, peu importe le palier de gouvernement? «J’ai tourné la page sur la politique provinciale», précise-t-elle.

Texte : Jean-Marc Gilbert

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