Des acrobaties qui font du bien

Des acrobaties qui font du bien
Le Cirque Alfonse utilise une approche artisanale et ludique qui impressionne autant qu’elle fait du bien. (Photo : Alexandre Galliez)

«En », pourrions-nous ajouter au titre de cet article, en référence au nom du spectacle que le Cirque Alfonse a présenté au Théâtre du Vieux-Terrebonne en novembre.

Le Cirque Alfonse, c’est une version contemporaine des troupes de cirque familial itinérantes. Fondé en 2005 dans Lanaudière, le groupe composé de membres d’une même famille et d’amis n’a rien renié de ses racines québécoises.

Tabarnak est d’ailleurs au cœur même d’un aspect fort du patrimoine québécois: la religion. Du sous-sol à la nef, de l’autel au chœur, des chants liturgiques aux grandes orgues, la troupe célèbre la messe comme espace de naissance, de communion, de mariage et de mort. Mis en scène par Alain Francoeur, le spectacle se veut un rassemblement où l’humain tutoie le divin, et c’est réussi.

Dotés d’une authenticité rafraîchissante et bien sûr, de talent, les interprètes Antoine Carabinier Lépine, Julie Carabinier Lépine, Jonathan Casaubon, Jean-Philippe Cuerrier, Genevieve Morin et Nikolas Pulka ont su transporter le public là où il ne s’y attendait pas. Que ce soit sur des patins, suspendus à la corde d’une cloche d’église, en jonglant avec des encensoirs ou en grimpant au sommet de mâts chinois, ils utilisent une approche artisanale et ludique qui a incontestablement ravi le public.

Comme si le charme n’avait pas déjà opéré, les enfants des acrobates sont venus les retrouver sur scène le temps d’un dernier salut fort sympathique au terme de la représentation.

Texte : Pénélope Clermont

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