Des « miettes », déplore Michel Boudrias

Des « miettes », déplore Michel Boudrias
\N

CONTRATS DE BRISE-GLACES AU CHANTIER DAVIE

Le gouvernement de Justin Trudeau annonçait, le 10 août, l’achat de trois brise-glaces destinés à être convertis par le chantier naval Davie, une entente qui résulte de plusieurs mois de négociations entre le gouvernement et le chantier lévisien. Le député du Bloc Québécois de Terrebonne, Michel Boudrias, s’est dit insulté par cette annonce. «Ce sont des miettes que les libéraux donnent au meilleur et plus grand chantier naval au Canada. Il faut être arrogant pour oser se présenter devant la presse avec cette misérable annonce comme l’a fait

le ministre Duclos», a-t-il dénoncé. En évacuant l’Aiviq, le plus gros des quatre brise-glaces, lors des négociations, le gouvernement a balayé du même coup 600 des 800 emplois prévus par le projet, selon M. Boudrias. «Sauver 200 emplois sur 800, c’est une moyenne médiocre et ce n’est pas ce qu’on peut qualifier de bonne nouvelle!» Rappelons qu’à l’heure actuelle, le chantier Davie est toujours exclu des contrats de renouvellement de la flotte canadienne totalisant 100 G$ sur 30 ans. «Sur cette somme, 20 G$ proviennent des impôts québécois, rappelle en terminant le député de Terrebonne. Ça fait deux ans que j’interpelle le gouvernement sur la question des brise-glaces. Le Québec a le droit à sa juste part, et les miettes d’Ottawa ne suffiront pas.» (VT)

Partager cet article

Commentez l'article

avatar