Des vacances bien plus longues que prévues

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Par Pénélope Clermont
Des vacances bien plus longues que prévues
Où elle se trouve, les déplacements sont « très stricts », selon Danielle Delorme. « Nous sommes une centaine de personnes sur le site. Nous pouvons véhiculer en toute liberté, aller à la plage tout en gardant les règles de distanciation et nous avons un couvre-feu à 19 h », témoigne la Mascouchoise. (Photo : courtoisie)

Danielle Delorme et son conjoint se trouvent toujours en Équateur. En sécurité, dans leur nouvelle résidence acquise en décembre 2019, ils se demandent bien quand ils pourront rentrer dans leur maison de Mascouche.

Le couple est confiné au sud de la ville de Manta, dans la communauté Mirador San Jose, une entreprise exclusivement canadienne, peut-on lire sur le site Web des lieux. « Certains louent des maisons sur le site. Moi et mon conjoint, comme d’autres, vivons dans notre maison dont la construction s’est terminée en décembre 2019. Nous sommes venus pour en prendre possession », dévoile Mme Delorme.

Les Mascouchois y sont donc depuis le 23 janvier et devaient repartir le 16 avril. Les frontières ayant fermé le 15 mars, selon la dame, ils n’ont eu d’autre choix que de rester sur place, comme une centaine de Canadiens toujours pris en sol équatorien, rapporte-t-elle.

Vols coûteux et interdiction d’animaux

Au cours du mois de mars, des vols auraient pu les rapatrier au pays, mais « ils partaient comme des petits pains chauds », affirme-t-elle, spécifiant qu’ils étaient coûteux et qu’ils n’acceptaient pas les animaux, alors que le couple possède un chat.

« On connaît [des gens] qui sont partis sur un des vols offerts en mars, et ils ont dit que ça leur a coûté pas loin de 4 000 $ à 5 000 $. C’est ça des vols de rapatriement? », relate-t-elle en critiquant les tarifs des quelques vols disponibles et le fait qu’ils passent tous par les États-Unis.

Le Canada n’effectuant plus de vols de rapatriement, les voyageurs doivent obligatoirement passer par l’intermédiaire de nos voisins du sud.

Pour toutes ces raisons, et parce qu’ils constataient que les vols de leurs amis autour finissaient tous par être annulés, et qu’ils possédaient déjà des crédits-voyage étant donné leurs précédentes annulations, les deux Mascouchois ont abandonné leurs démarches pendant un certain temps. La COVID-19 n’a pas touché leur site jusqu’à maintenant.

Retour prévu le 26 juin

Mais voilà que les aéroports ont rouvert le 1er juin et l’appel du Québec est grand. C’est pourquoi Mme Delorme et son mari se sont procuré des billets d’avion pour un vol comportant deux escales (Panama City et Mexico City) le 26 juin. Ils souhaitent que celui-ci ne soit pas annulé et regrettent de devoir laisser leur chat sur place. « J’ai le cœur en miettes. C’est la raison pour laquelle nous ne sommes pas partis avec les supposés vols d’aide de notre gouvernement et ça finit de la même manière », se désole celle qui a dû se résoudre à payer son billet de retour 1 445 $.

« On n’a pas eu le choix. J’ai tellement peur qu’il y ait une deuxième vague, et si deuxième vague il y a, je veux être au Québec près de mes enfants et de mes petits-enfants qui nous attendent impatiemment, ajoute-t-elle. Ma petite fille aura 5 ans le 10 juillet et je veux être de retour, et déconfinée pour son party le 12 juillet. Et moi, ma fête, c’est le 15 juillet, je veux des ailes à la Cage avec une bonne Brewskie bien frette. On se croise les doigts! »

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