Dis-moi comment tu te sens

Dis-moi comment tu te sens
Dis-moi est une application que l’on souhaite déployer dans toutes les écoles secondaires du Québec pour venir en aide aux jeunes qui peuvent vivre de la détresse ou une période anxieuse et stressante.

Pendant tout le mois de novembre, l’école secondaire Armand-Corbeil de Terrebonne a participé à un projet-pilote pour évaluer l’application Dis-moi, développée par l’entreprise sociale du même nom.

«Dis-moi, nous indique Annie Nepveu, directrice du projet, c’est une application que l’on souhaite déployer dans toutes les écoles secondaires du Québec pour venir en aide aux jeunes qui peuvent vivre de la détresse ou une période anxieuse et stressante. Il s’agit d’un robot conversationnel qui, régulièrement, vient sonder l’humeur de l’étudiant.»

«Nous le savons, les jeunes sont beaucoup sur leur cellulaire et utilisent différentes applications, ce qui n’est pas du tout le cas des générations plus âgées. Il nous faut combler cet “éloignement” en allant les rejoindre où ils sont et donc en utilisant la technologie qu’ils utilisent. En fait, c’est de créer un pont plus fluide entre les jeunes et les ressources existantes et les différents chemins pour s’y rendre.»

Par cette application, un robot conversationnel sonde régulièrement l’humeur de l’étudiant. Ce peut être une fois par jour ou quelques fois par semaine.

«Si l’humeur du jeune ne semble pas bonne pendant quelques jours, le robot le reconnaît et peut alors le guider vers des ressources. Il peut suggérer un entretien avec un intervenant, en personne ou en clavardage, ou il peut suggérer de communiquer avec Tel-jeunes. Tout se passe dans l’application.»

Résultats préliminaires

Au total, 120 étudiants se sont inscrits au projet, une soixantaine par école. «Pendant ce mois, nous avons eu 13 confidences-appels à l’aide. Pour nous, c’est énorme. Il y a 300 000 jeunes au secondaire au Québec. Si on fait une simple règle de trois, c’est comme si nous avions reçu 30 000 confidences-appels à l’aide. Le stress et l’anxiété étaient présents chez les jeunes. Parents séparés, histoires d’amour, difficultés à l’école… les sources sont multiples. Dans tous les cas, il y a eu un suivi avec un intervenant pour s’assurer que tout va bien. Les étudiants savent que c’est un robot conversationnel et se disent à l’aise. Ils savent également que c’est complètement confidentiel.»

Souhaitant déployer l’application à plus grande échelle en atteignant notamment 3 500 jeunes d’ici avril et en intégrant plus d’écoles secondaires, l’OBNL derrière Dis-moi est à la recherche de partenaires. Informations: https://dis-moi.org.

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