DOSSIER DE LA SEMAINE : Un endroit où bien se sentir

Gilles Fontaine
DOSSIER DE LA SEMAINE : Un endroit où bien se sentir
Comme nous tous, la plupart des personnes en situation d’itinérance ou sans domicile fixe ont des rêves. Pour Guillaume, son rêve est de trouver un endroit où il sera bien.

Nous avons tous une image stéréotypée de l’itinérance, celle d’un homme au coin d’une rue, chargé de sacs, quêtant des sous pour consommer. Cette image est tellement forte qu’elle rend invisibles à nos yeux les personnes sans domicile fixe. Pourtant, l’itinérance prend divers visages.

«Honnêtement, nous révèle Guillaume, un homme de 24 ans, je n’ai jamais vraiment vécu dans la rue.»

Comme nous l’avons mentionné, Guillaume est sans domicile fixe depuis très longtemps. Dans sa tête, il n’en a jamais eu. Pour lui, la famille n’a jamais été un concept de sécurité et de soutien.

À la recherche d’un réseau et d’équilibre

Or, il  se promène de logement en logement, la plupart du temps en colocation, mais ça ne fonctionne jamais. Ces derniers jours, il est retourné vivre temporairement avec sa mère. Ça ne fonctionne pas davantage. «Si j’ai à choisir entre un endroit où je ne me sens pas bien (comme chez sa mère) ou l’itinérance, je crois que je préfère l’itinérance.» Ses mots sont forts.

«En ce moment, mon problème n’est pas tant d’avoir un toit ou non, mais plutôt d’avoir un réseau et des contacts. Je n’ai pas vraiment d’amis qui vont me dire d’aller habiter chez eux pour un mois ou deux, disons. Et je sais aussi que j’ai besoin d’équilibre.» Malheureusement, cet équilibre, Guillaume ne l’a jamais eu.

Il confirme se sentir parfois invisible aux yeux des autres, malgré qu’il ne ressemble en rien à l’itinérant tel qu’on se l’imagine.

Comme nous tous

Comme nous tous, Guillaume a un rêve. Il rêve de liberté, d’être libre de ses choix et de trouver un endroit où il se sentira bien, où il se sentira enfin chez lui.

Comme nous tous, Guillaume a de belles valeurs. L’égalité, l’acceptation et l’ouverture sont des concepts ancrés en lui. Ce sont aussi des concepts qu’il souhaite voir plus souvent.

Mais pour l’instant, il évite les confrontations «violentes» et les relations basées sur le mépris, les préjugés et l’ignorance.


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