Élargir l’offre universitaire régionale

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Par Jean-Marc Gilbert
Élargir l’offre universitaire régionale
Selon l'étude, 80 % des étudiants entreprendraient des études universitaires dans Lanaudière si c’était possible. (Photo : archives)

Un des moyens d’augmenter le «taux de diplomation universitaire anémique» de 15 % dans Lanaudière serait d’élargir l’offre de formations disponibles dans la région plutôt que de forcer les étudiants à s’expatrier pour poursuivre leurs études. C’est ce qui ressort d’une récente étude commandée par le Centre régional universitaire de Lanaudière (CRUL).

Le constat est sans équivoque : «80 % des étudiants entreprendraient des études universitaires dans Lanaudière si c’était possible et 73 % d’entre eux affirment qu’une plus grande offre de formations universitaires dans la région serait un incitatif majeur», résume le centre qui offre des formations en partenariat avec l’Université du Québec à Trois-Rivières, l’Université du Québec à Montréal et l’Université de Montréal à Joliette, à L’Assomption, à Repentigny et à Terrebonne.

L’idée de devoir déménager pour se rapprocher de leur lieu d’études constitue un frein pour presque 6 étudiants sur 10 (59 %) en raison des contraintes financières comme le coût du logement, mais aussi «l’éloignement du soutien familial». De plus, 47 % des étudiants sondés considèrent le temps de transport (3 heures par jour) comme un problème, peut-on voir dans les faits saillants.

Plus grande offre nécessaire

Selon Chantal Deschamps, mairesse de Repentigny et présidente du CRUL, l’étude vient «confirmer l’importance de [l’]organisation sur le territoire».

Mais est-ce que cela témoigne aussi des besoins d’offrir plus que les 20 programmes actuellement dispensés dans 4 domaines d’études? Le directeur général Pierre-Luc Bellerose reconnaît que oui. C’est d’ailleurs pourquoi des formations supplémentaires seront offertes en ressources humaines et en communication marketing dès la prochaine session. Des baccalauréats en enseignement primaire et secondaire seront aussi donnés à l’automne 2020. Le CRUL ne peut encore dire si ces baccalauréats seront donnés à L’Assomption ou à Terrebonne. «Un comité se penche sur la question», affirme M. Bellerose.

Quant aux rumeurs persistantes voulant qu’un vaste campus universitaire puisse éventuellement s’installer dans Lanaudière, M. Bellerose estime que cela ne viendrait pas en contradiction avec la mission du CRUL. Il pourrait continuer d’offrir des programmes qui ne seraient pas donnés par l’université en question. «Installer un campus prendra entre 5 et 10 ans. Entre-temps, peut-on dès maintenant dispenser des formations dans la région?» conclut le directeur.

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