Enfin!

Par Gilles Bordonado
Enfin!
Gilles Bordonado, éditeur de La Revue.

LIBRE OPINION

Pour tous les gens d’affaires qui ont pignon sur rue, l’annonce faite lundi par le premier ministre François Legault est accueillie avec grand enthousiasme. Plusieurs entrepreneurs, hommes et femmes, qui rongent leur frein depuis des semaines pourront dès le 25 mai se remettre à faire des affaires.

La situation des restaurateurs, des professionnels de la santé, des propriétaires de bistros et de bars, ainsi que des entreprises qui n’ont pas de porte donnant à l’extérieur ou qui œuvrent dans le monde du tourisme demeure périlleuse. Il est à souhaiter que leur situation débloque prochainement.

Pour ce qui est de la réouverture du 25 mai, si l’on se fie aux entreprises commerciales déjà en activité, la prudence devrait être de mise. Les dirigeants y vont, semble-t-il, avec retenue.

La capacité de bien des commerces de recevoir des clients est restreinte avec les mesures sanitaires à mettre de l’avant. Il y a aussi les difficultés de recruter du personnel attiré par la PCU ou qui est à risque à cause de l’âge ou d’une condition de santé. D’autres ont des inventaires réduits pour satisfaire à la demande.

Certains patrons multiplient les heures de travail pour limiter leurs dépenses, une mesure qui a ses limites dans le contexte actuel. On peut le faire un moment, mais en forte saison, les risques de ne pas arriver à satisfaire la clientèle sont bien présents.

À notre grand malheur, d’autres entreprises économisent, en coupant dans leur publicité, une option qui nuit à notre journal, mais aussi à leurs affaires à plus long terme. Certains commerces associés à des bannières se basent sur la seule publicité nationale pour mousser leurs activités, une situation qui pourrait leur nuire rapidement, d’autant plus que leurs concurrents sont plus actifs localement, ce que nous apprécions.

Je rappelle que Facebook n’a pas le rayonnement du journal La Revue, qui connait une popularité inégalée, tant en version papier que sur Internet. Toucher 66 000 adultes lecteurs en un seul coup, aucun réseau social ne permet de le faire. Fort heureusement, je compte sur les doigts de la main les entreprises d’ici qui placent de la publicité sur Facebook, une multinationale américaine qui pellette ses profits aux États-Unis avant de les cacher bien au chaud, loin du fisc. Il y en a cependant beaucoup qui le font sur Google, encore une plate-forme américaine qui n’en a rien à faire de notre communauté.

D’autres, et je les en remercie, ont choisi de demeurer actifs chez nous. Ils profitent au maximum de la relance en misant sur leur journal local. Les plus actifs dans La Revue réussissent d’ailleurs très, très bien. Nos clients se positionnent pour les ventes à faire maintenant, mais aussi pour celles à venir au cours de l’été et de l’automne, tout en investissant dans un média d’information québécois qui sert son milieu. Ils démontrent que pour eux, acheter localement, n’est pas une expression creuse et vide de sens. Ils mettent en pratique des valeurs que nous avons en commun.

Appelez-moi pour en savoir plus : 450 964-4444, poste 4236.

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