Enviro Connexions prêt pour un 3e BAPE

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Par Gilles Fontaine
Enviro Connexions prêt pour un 3e BAPE
Un avis de projet et une étude d’impact ont été déposés par le Complexe Enviro Connexions pour l’exploitation de la portion résiduelle du secteur nord de sa propriété. (Photo : courtoisie)

Le Complexe Enviro Connexions (CEC), qui exploite un lieu d’enfouissement technique à Terrebonne, s’attend à devoir se présenter en audiences publiques une troisième fois afin d’exploiter la partie résiduelle du secteur nord de sa propriété, un secteur d’une capacité exploitable maximale de 39,5 millions de mètres cubes.

Depuis 2004, CEC est autorisé par le ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MELCC) à exploiter des parties de ce secteur. D’abord en 2004, il a obtenu l’autorisation d’exploiter 6,5 millions de mètres cubes par le décret 89-2004, puis en 2009 et en 2014, 14,6 millions de mètres cubes en deux phases d’exploitation d’une durée totale de 10 ans par les décrets 827-2009 et 976-2014. Cette période se terminait en août 2019.

Chaque fois, le CEC a dû se présenter devant le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement

Moins d’enfouissement que prévu

Prévoyant la fin de l’autorisation ministérielle en 2019, le CEC a déposé, en 2016, un avis de projet pour la partie résiduelle du secteur nord.

Pendant l’analyse de ce projet, on a constaté qu’un volume de 2,39 millions de mètres cubes serait disponible le 1er août 2019. Cette capacité s’explique par des tonnages enfouis inférieurs à ce qui était alors autorisé.

«Pendant l’exploitation entre 2014 et 2019, nous avons enfoui près de 200 000 tonnes de mètres cubes de moins par année», précise André Chulak, coordonnateur aux communications au CEC.

Le ministère a donc prolongé de deux ans la période prévue au décret 976-2014 pour qu’elle se termine en juillet 2021.

«Plusieurs éléments expliquent cette situation : l’arrivée du compostage, le recyclage qui s’améliore, la déchetterie et la récupération, ajoute M. Chulak. Les gens ont beaucoup plus de possibilités qu’avant. Cependant, même si nous avons reçu moins de volume qu’estimé et bien que les choses s’améliorent, le besoin d’un lieu d’enfouissement ne change pas.»

Rappelons qu’avec la réception d’un tonnage annuel maximal moyen de plus de 1,2 million de tonnes métriques, le CEC est le plus important lieu d’enfouissement technique du Québec.

Sept ans et plus

Selon l’avis de projet daté de novembre 2016, la durée de vie estimée de la poursuite de l’exploitation serait de sept ans et plus.

Toujours à l’étude par le MELCC, l’étude d’impact fournie par le CEC est en attente d’approbation avant la tenue de séance d’information et de consultations publiques.

«Après le secteur nord, il pourrait y avoir des volumes additionnels à exploiter, mais nous ne sommes pas encore là. L’important, c’est d’être prêt lorsque la période additionnelle de deux ans se terminera, en juillet 2021. Il est vrai que nous envisageons différents scénarios, mais nous travaillons davantage à court terme. Une fois que nous aurons l’autorisation pour notre troisième demande, nous pourrons y songer beaucoup plus», conclut André Chulak.

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