Équi-Sens : agir avec humanisme

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Par Gilles Fontaine
Équi-Sens : agir avec humanisme
Dans l’ordre habituel : Chantal Soucy, fondatrice et directrice générale, Marie-Ève Desjardins, adjointe administrative, et Natacha Berger, intervenante équine. (Photo : Olivier Lamarre)

Une entreprise d’économie sociale comme le centre équestre thérapeutique de Terrebonne Équi-Sens n’est motivée que par un sentiment humaniste, donnant toute la place à la différence.

Déménagé à Terrebonne en 2013, ce centre offre des services thérapeutiques équins à des personnes vivant avec un handicap, une déficience ou un trouble comportemental.

Par ses nombreux programmes, Équi-Sens aide autant les enfants que les adultes, notamment les vétérans et les premiers répondants. Sa clientèle provient de Montréal, de Laval, des Laurentides et de Lanaudière.

Outre cette aide thérapeutique avec intervention facilitée par l’utilisation du cheval, Équi-Sens vient s’ajouter à l’offre de services en réinsertion sociale, principalement par le bénévolat.

Intervention facilitée par le cheval

« Nous n’apprenons pas à la clientèle comment faire de l’équitation, ce n’est pas le but, explique Chantal Soucy, fondatrice et directrice générale d’Équi-Sens. L’intervention facilitée par le cheval peut se faire en montant le cheval ou par des tâches à accomplir au sol, mais toujours avec l’animal. Dans les deux cas, il y a des plans d’intervention différents, en fonction du diagnostic de la personne. »

Le centre joue aussi un rôle de réinsertion sociale. « Le travail accompli par les bénévoles leur permet de se sentir utiles à nouveau, de redevenir un actif pour la société. Et enfin, nous sommes une source de stages, de recherche et de formation », ajoute-t-elle.

Un dévouement total

« Les entreprises d’économie sociale, c’est probablement ce qui coûte le moins cher et qui pourtant rapporte beaucoup socialement, renchérit Mme Soucy. La cause de la réussite d’une telle entreprise, outre la qualité du service offert, c’est le dévouement de tous. Le fondement de la plupart des entreprises d’économie sociale, c’est le cœur de ses gestionnaires, de ses travailleurs et de ses bénévoles. »

« Équi-Sens, comme plusieurs entreprises d’économie sociale, est un projet collectif. Par exemple, nous sommes aussi un centre de sauvetage, en collaboration avec la SPCA. Nous avons quatre chevaux que nous rééduquons. Nous en conserverons deux. Ils feront partie de l’équipe d’Équi-Sens. Car si l’impact que nous avons est grand, c’est parce qu’il s’agit d’un travail d’équipe », dit de façon convaincue la directrice générale.

Le défi du financement

L’argent et l’accès au financement en général resteront toujours le plus important défi des entreprises d’économie sociale. La plupart du temps non subventionnées, elles ne doivent pas que gérer de façon « serrée », elles doivent aussi réaliser des pirouettes pour se financer.

« Comme notre mission est sociale et d’intérêt public, il n’y a pas de pourcentage de bénéfice prédéterminé. Mais l’enjeu financier est toujours bien présent. Il faut souvent pédaler. La volonté est là, la mission est là, soit de vouloir changer les choses, mais sans financement, c’est inutile. »

Pour Chantal Soucy pédaler signifie courir après les fonds, les événements spéciaux, les dons, les partenariats avec les entreprises et les organismes. « Même si l’argent est le nerf de la guerre, cela ne nous empêche pas d’avancer », conclut-elle.

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