Être reconnus à leur juste valeur

Gilles Fontaine
Être reconnus à leur juste valeur
Une douzaine d’autobus scolaires ont circulé à basse vitesse à Terrebonne et à Mascouche lors de l’activité «La virée jaune». (Photo : Gilles Fontaine)

Le 5 février, de nombreux conducteurs de véhicules scolaires membres de la Fédération des employées et employés de services publics – CSN (FEESP) se sont fait voir lors de l’activité de sensibilisation «La virée jaune».

Cette activité provinciale avait pour but d’intensifier leur visibilité, de sensibiliser les citoyens à leur situation précaire et d’obtenir leur appui. Une campagne vidéo a également été mise en ligne sur les réseaux sociaux.

Proche du salaire minimum

«Alors qu’une rigoureuse évaluation de l’emploi de conducteur de véhicule scolaire a été effectuée en 2015, à laquelle le gouvernement et les associations de transporteurs ont participé, il avait été établi par le comité de travail qu’un taux minimum horaire de référence devrait être fixé à 19,14 $. Toutefois, certains employés ont un taux horaire de 17,86 $, alors que d’autres sont à 12,07 $, pratiquement le salaire minimum. Clairement, ces situations sont inacceptables compte tenu de l’ensemble des responsabilités de ces employés», a souligné Benoit Ladouceur, conseiller syndical. «Les conducteurs luttent pour la reconnaissance de leur emploi et pour l’obtention d’un salaire décent depuis plus de 20 ans. Nous demandons donc au gouvernement des enveloppes budgétaires dédiées au transport scolaire qui serviront aux augmentations de salaire et à offrir des conditions qui reconnaissent leur travail», a-t-il déclaré en conclusion.

Partager cet article

Commentez l'article

avatar