Grève des cols bleus de Terrebonne

Par Sophie Ginoux
Grève des cols bleus de Terrebonne
Une centaine de cols bleus ont occupé la montée Masson et l’entrée de la bâtisse de la Direction de l’administration et des finances de la Ville de Terrebonne le 21 juin, de 7 h 30 à 10 h.

Le 21 juin, les cols bleus ont entamé une grève avec une manifestation devant l’édifice de la Direction de l’administration et des finances de la Ville de Terrebonne.

Afin de protester contre l’ampleur des demandes et la lenteur des négociations avec l’administration municipale, le syndicat des cols bleus de la Ville de Terrebonne a émis un avis de grève valide du 21 au 23 juin inclusivement. Rappelons que ces employés sont sans contrat de travail depuis le 31 décembre 2018 et qu’ils n’arrivent pas à s’entendre avec le directeur général de la Municipalité, Alain Marcoux, sur les bases d’une nouvelle convention, au même titre que le syndicat des cols blancs et celui des policiers.

Manifestation matinale

Armés de pancartes de la CSN et d’une chaîne stéréo performante, les cols bleus étaient plus d’une centaine autour de l’édifice Claude-Desjardins dès 7 h 30 le vendredi 21 juin pour manifester leur désaccord avec l’administration Plante et sensibiliser les Terrebonniens à leur situation. Ils ont également occupé jusqu’à 10 h une partie de la montée Masson, ce qui a conduit les policiers à y gérer une circulation alternée. «Depuis le 17 octobre 2018, nous essayons de résonner notre employeur, qui veut couper la rémunération totale des cols bleus de 27 % et imposer un gel des salaires pendant cinq ans. Nous ne pouvons pas accepter les 75 demandes majeures qu’on veut nous faire avaler», a expliqué le président du syndicat, Denis Renaud, qui espère que les agendas de l’administration et du syndicat coïncideront au cours des prochaines semaines pour que les négociations avancent.

Armés de pancartes de la CSN et d’une chaîne stéréo performante, les cols bleus ont entamé une grève au moyen de cette manifestation.

La pression s’accentue

Les cols bleus de Terrebonne sont déterminés à défendre leurs droits et à déclencher, si le dialogue avec M. Marcoux n’est pas concluant, une grève d’une semaine le 9 septembre. Dans l’attente, ils ont reçu l’appui des cols blancs de la Ville, qui ont décidé de ne pas franchir la ligne de piquetage pendant la manifestation pour se rendre dans leurs bureaux.

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