Hommage à Matthew Moody à la SHRT

Par Sophie Ginoux
Hommage à Matthew Moody à la SHRT
Des membres des 4e, 5e et 6e générations de la famille Moody étaient présents au lancement de l’exposition consacrée à Matthew Moody. Ils posent ici devant l’arbre généalogique de leur famille.

Dévoilée le mardi 25 juin, la nouvelle exposition permanente de la Société d’histoire de la région de Terrebonne (SHRT) retrace le parcours d’un des plus importants entrepreneurs de la ville au 19e siècle.

Qu’évoque pour beaucoup d’entre nous le nom de Moody, si ce n’est celui d’un des principaux boulevards de la ville de Terrebonne? C’est ce que démystifie la nouvelle exposition Bonne en 1845, meilleure aujourd’hui. La Matthew Moody and sons, 1845-1927. Orchestrée par l’historien Claude Blouin, qui a consacré des années à cette recherche avec le soutien des héritiers de la famille Moody, toujours résidents de la région, la présentation se propose de suivre le parcours de l’entrepreneur et de sa manufacture, ainsi que les faits saillants de la vie de la famille Moody.

Qui était Matthew Moody?

Jeune apprenti forgeron d’origine britannique, Matthew Moody s’est installé à Terrebonne en 1834. Sa forge, bien achalandée, s’est transformée en 1845 en manufacture de machines à battre le grain pour répondre aux besoins croissants en mécanisation des agriculteurs. Puis, les produits Moody se sont diversifiés, au point de faire de l’entrepreneur un des plus florissants du Québec dans son domaine. «Il a été, avec ses descendants, l’employeur de plusieurs centaines de Terrebonniens pendant près d’un siècle et a largement contribué à la prospérité et à l’histoire de notre ville», a souligné M. Blouin.

Maquette originale et d’époque d’une presse à foin à demi-cercle («half circle hay baler») fabriquée vers 1880, que l’on peut admirer au sein de l’exposition dédiée à l’entrepreneur Matthew Moody.

L’avenir de la manufacture Moody

Le troisième bâtiment occupé par l’entreprise de Matthew Moody, construit au dernier quart du 19e siècle sur la rue Saint-Louis, constitue un des derniers témoins du passé industriel de Terrebonne. La SHRT souhaiterait que cet édifice soit déclaré patrimoine bâti, un désir que le maire de Terrebonne, Marc-André Plante, dit appuyer en planifiant de requalifier le quartier avec l’idée d’en préserver le patrimoine et l’architecture. Les prochaines années seront sans doute ponctuées d’annonces en ce sens.

L’exposition est accessible du mercredi au dimanche, entre 13 h et 20 h, à la Maison d’histoire de Terrebonne (148, rue Saint-André). L’entrée est gratuite, mais les contributions volontaires sont acceptées.

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Mélanie SavageMathieu Moody Auteurs de commentaires récents
Mathieu Moody
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Mathieu Moody

Bonjour, pour le modèle réduit il ne s’agit pas d’une batteuse à grain mais plutôt d’une maquette original et d’époque d’une presse à foin à demi cercle ( half circle hay baler ) fabriqué vers 1880.