« Houston! Tout s’est bien passé! »

Gilles Fontaine
« Houston! Tout s’est bien passé! »
La société d’étudiants Oronos de la Polytechnique de Montréal, dont le Terrebonnien David Garnier fait partie, a participé à la compétition de lancement de fusées Spaceport America Cup 2018 au Nouveau-Mexique. (Photo : courtoisie)

Du 19 au 23 juin, la société étudiante Oronos de la Polytechnique de Montréal a participé à la Spaceport America Cup 2018, dans le désert du Nouveau-Mexique. Ces étudiants ont lancé leurs trois fusées et ont remporté le Prix Dr Gil Moore de l’innovation.

Parmi ce groupe, un Terrebonnien de 26 ans, David Garnier. Étudiant de 2e  année à la Polytechnique, David s’est rendu au Nouveau-Mexique avec une vingtaine de ses collègues.

L’objectif de cette compétition est de propulser une fusée munie d’une charge scientifique à une altitude de 10 000 ou 30000 piedsavec le plus de précision possible. Avec plus de 140 équipes d’étudiants de collèges et d’universités venant de 10 pays,la Spaceport America Cupa été la plus importante édition de la compétition à ce jour. Plus de 200 fusées étaient inscrites.

Trois fusées en compétition

Dans la catégorie «Moteur commercial, tout type de propulsions», l’équipe a lancé les fusées Valkyrie Mk III et Cirrus, respectivement prévues pour monter à 10 000 et à30 000 piedsd’altitude.

Une troisième fusée, Prometheus, a été lancée dans la catégorie «Moteur à propulseur liquide, hybride ou autre conçu et développé par des étudiants».

D’ailleurs, le système hybride conçu par les étudiants pour Prometheus leur a valu le Prix de l’innovation. C’était la première fois qu’Oronos lançait une fusée hybride, et l’équipe a été la première au Québec à réussir cet exploit.

Valkyrie est montée jusqu’à9 868 pieds, et Cirrus a atteint30 193 pieds.

Développement d’un logiciel

Pendant la conception, David avait le mandat de développer un logiciel pour le système avionique. «Entre autres, je devais développer ce logiciel pour l’ensemble des équipements électroniques, informatiques et électriques des fusées», a précisé l’étudiant. «Sur place, a-t-il ajouté, c’était davantage un travail d’équipe. Nous n’avions pas de mandat spécifique. Nous mettions la main à la pâte pour que les fusées soient prêtes.»

Le Terrebonnien planche sur ce projet depuis l’automne. «C’est beaucoup de travail, notamment un mois et demi avantla compétition. C’estun travail de tous les jours, plusieurs heures par jour. Pendant les examens par contre, je dois avouer que c’est plus tranquille.»

Des moments forts

«Il y a deux moments forts. Dans un premier temps, lorsque la fusée atteint son apogée, un premier parachute doit s’ouvrir. C’est assez stressant, puisque si le parachute ne s’ouvre pas, la fusée risque d’être perdue. Par la suite, à1 500 pieds, le parachute principal doit s’ouvrir. Si ça ne se fait pas, c’est par destruction qu’on perd la fusée.»

Étudiant en génie informatique, David se voit dans la peau d’un développeur de logiciels. En attendant, il poursuivra sa collaboration au projet de fusée des étudiants de la Polytechnique et retournera au Nouveau-Mexique pour voir décoller le fruit de leur travail.

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