Interrelier les espaces verts de la Rive-Nord

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Par Jean-Marc Gilbert
Interrelier les espaces verts de la Rive-Nord
Karine Dancose et Pascal Dubé représentent les villes de Terrebonne et de Mascouche au sein du comité permanent du CFGC. (Photo : Jean-Marc Gilbert)

Parce qu’un arbre de 25 mètres absorbe 600 grammes de CO2 et élimine plus de 7 000 particules de poussière par litre d’air chaque jour, il importe de créer des liens entre les différents espaces verts de la Rive-Nord. Voici donc sur quoi planche le comité permanent du Corridor forestier du Grand Coteau (CFGC) depuis déjà quatre ans.

À l’occasion de la Semaine des éveilleurs de conscience, le Cégep à Terrebonne a invité Karine Dancose, biologiste et technicienne en biodiversité de la Ville de Terrebonne, et Pascal Dubé, directeur du Service de l’environnement de Mascouche, à donner une conférence sur le CFGC devant des représentants d’élus fédéraux, provinciaux et municipaux des territoires concernés.

Le projet sur lequel travaillent neuf villes et MRC ainsi que des organismes tels que Nature-Action Québec consiste en fait à trouver des façons d’interrelier les espaces verts à vocations diverses, comme le Domaine Vert de Mirabel à la Tourbière de Blainville ou, plus près de chez nous, le projet Urbanova au domaine seigneurial de Mascouche.

Selon Mme Dancose et M. Dubé, la Rive-Nord doit tirer profit du fait que la zone ciblée dispose d’un couvert forestier de 27,5 %.

Elle peut ainsi poser des gestes concrets pour l’environnement tout en contribuant, par exemple à prévenir le déclin de la biodiversité et à préserver les forêts et milieux naturels.

Neuf zones à améliorer

Il y a aussi des avantages économiques au CFGC. «Ce sont 400 M$ par année de services écologiques qui seraient rendus par le Corridor forestier du Grand Coteau», a avancé Pascal Dubé.

Parmi les actions à mettre en place, le comité a notamment ciblé neuf zones à améliorer. L’une de celles-ci est située à la jonction de Terrebonne et de Mascouche, plus précisément à l’endroit où le chemin Sainte-Marie devient le chemin du Curé-Barrette.

«Il faut élargir la bande riveraine. Nous allons aussi demander l’aide d’agriculteurs pour voir s’il est possible de se servir de fonds de terre non utilisés pour faire du reboisement ou planter des haies brise-vent», suggère M. Dubé. Plus de détails seront disponibles au www.moncorridor.ca, qui sera mis en ligne d’ici quelques semaines.

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