Kevin Massé comparaît depuis son lit d’hôpital

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Par Pénélope Clermont
Kevin Massé comparaît depuis son lit d’hôpital
Une quarantaine de policiers de la Ville de Mascouche et de la Sûreté du Québec ont été en état d’alerte toute une journée alors que Kevin Massé s’était barricadé dans une maison de chambres. L’opération a pris fin avec l’arrestation de l’homme de 32 ans vers 18 h 30. (Photo : Pierre Vigneault)

APRÈS S’ÊTRE BARRICADÉ PENDANT 15 H

L’homme qui s’était emmuré dans une maison de chambres de la rue Laval à Mascouche le 31 juillet a été maîtrisé par les policiers vers 18 h 30 le même jour. Kevin Massé, 32 ans, a comparu le lendemain depuis son lit d’hôpital.

Étant donné une forte intoxication, le forcené avait été hospitalisé à l’Hôpital Pierre-Le Gardeur dès son arrestation et il s’y trouvait toujours au moment d’écrire ces lignes, mardi. Il a été accusé de menace et d’usage d’explosifs, a fait savoir André Pyton, capitaine responsable des opérations policières au Service de police de Mascouche.

Rappelons que peu avant 3 h, le 31 juillet, la police de Mascouche a reçu un appel pour une altercation entre un homme et une femme à la résidence située au coin des rues Laval et Charny. Les policiers sont intervenus lorsque l’homme n’a pas voulu quitter les lieux. «C’est à ce moment qu’il a menacé d’utiliser un dispositif explosif pour faire exploser l’endroit», rapporte M. Pyton.

Comme le veut la procédure dans de tels cas, les policiers ont procédé à l’évacuation d’une douzaine de résidences à proximité. Le périmètre de sécurité élaboré a forcé la fermeture du chemin Sainte-Marie entre les rues Victor-Hugo et Mathieu, ainsi que d’une portion de la rue Charny.

C’est ensuite la Sûreté du Québec et son escouade tactique qui ont pris le relais des opérations. Une quarantaine de policiers, autant ceux de Mascouche que de la Sûreté, ont été mobilisés tout au long de la journée. Vers 18 h 30, la Sûreté du Québec est alors intervenue pour maîtriser le forcené.

«Ce qui est favorisé dans ce type d’opération, c’est une reddition pacifique du suspect. La difficulté était qu’il était impossible de communiquer avec l’homme parce qu’il était intoxiqué et en raison de la présence potentielle d’explosifs. On doit protéger le public et la personne concernée», souligne le capitaine pour expliquer le temps que l’intervention aura pris.

Notons que l’engin explosif s’est révélé faux.

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