L’« austérité » vulgarisée à Mascouche

L’« austérité » vulgarisée à Mascouche
\N

À l’invitation du Réseau Vigilance Lanaudière, Éric Pineault, expert des questions économiques de l’Institut de recherche et d’informations socio-économiques (IRIS), a lancé le bal en offrant la première de trois conférences à propos du phénomène d’austérité. Devant une assemblée citoyenne composée d’une vingtaine de personnes des milieux politique, syndical et communautaire, en soirée le 18 mars au Chez-Nous du communautaire, le conférencier a examiné les racines politiques et fondements historiques du principe. Selon ses observations, la fin du dialogue social s’est installée en 2012 lorsqu’au salon du Plan Nord, le premier ministre de l’époque, Jean Charest, a prononcé un quolibet en plein conflit étudiant à l’effet qu’on offrirait un emploi aux étudiants «dans le Nord autant que possible». «Le changement dans le modèle d’austérité se situe dans le prolongement dans cette blague dans son discours», a estimé M. Pineault. Johanne St-Denis, de l’Action populaire des Moulins et du Réseau Vigilance, s’est montrée ravie des échanges stimulants et forts intéressants entre les citoyens et le conférencier. «Nous voulons interpeler les gens, et renverser la vapeur», rappelle-t-elle. D’autre part, devant le mouvement étudiant qui se gonfle à bloc, Mme St-Denis s’est dite consciente toutefois de la réticence des gens à se remobiliser en raison des images très fortes et de la brutalité de la loi spéciale face au mouvement en 2012. Pour l’instant, la valse-hésitation persiste, et ce, jusqu’au dépôt du prochain budget. (Texte et photo : Karine Limoges)     

Partager cet article

Commentez l'article

avatar