« La défense de la démocratie n’a pas de prix »

« La défense de la démocratie n’a pas de prix »
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Le 30 janvier, le directeur parlementaire du budget publiait un rapport estimant à 45 M$ par année le coût du projet de loi C-364 du député bloquiste de Terrebonne, Michel Boudrias. Rappelons que celui-ci vise à réduire le plafond des dons de particuliers aux partis politiques, tout en réinstaurant un financement public des partis par vote reçu. On parle d’un montant maximal des contributions passant de 1 575 $ à 500 $ par année, en contrepartie d’un financement public de 1,75 $ par vote reçu pour les partis ayant récolté au moins 2 % du total des voix. Le Bloc Québécois souhaite ainsi rétablir le mode de financement qu’a aboli le précédent gouvernement conservateur. «Le financement public réduirait l’influence des intérêts privés sur les partis et les élus. Permettre à nos élus de faire campagne sans l’influence des lobbys et des puissances d’argent, c’est assurer un débat public où la représentation des idées se fait sans entrave financière. La défense de la démocratie n’a pas de prix», a commenté M. Boudrias. Notons que ce rapport survient à moins d’un mois du vote des élus, qui devront trancher sur le projet de loi C-364 en deuxième lecture à la fin de février. Au cours des débats, libéraux et conservateurs se sont montrés «ouvertement défavorables au projet de loi», une «réticence» qui fait réagir le député. «Les libéraux auraient tout intérêt à appuyer un tel projet de loi quand on voit les scandales qui leur pendent au nez. C’est une voie de sortie honnête et honorable que nous leur proposons.» (VT)

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