La grande Catherine conquiert le petit et le grand écran

C’est un tout petit bout de femme. Elle n’a que neuf ans et se taille déjà une belle place dans le showbiz québécois. A quatre ans et demi, elle avait fait la conquête du Québec au grand complet. Son nom: Catherine Brunet, une petite comédienne de talent, toute simple, qui habite chez nous, à Terrebonne.

Gilles Bordonado

Un curriculum vitae impressionnant

Bien que son joli minois ait changé depuis ces cinq dernières années, ses traits vous rappelleront sûrement quelque chose. Catherine, c’est la fameuse fillette qui commande et reçoit du McDonald assise en haut d’un escalier, un téléphone rouge à la main et qui demande tout-de-go si l’on peut venir changer son petit frère… Une publicité merveilleuse qui, soit dit en passant, a fait le tour du monde, et passerait toujours en Europe et en Asie, Catherine étant doublée en Chinois, en Japonais et même en Norvégien !

Depuis, à l’instar de l’impératrice russe du même prénom qui a fait la conquête de l’Europe, la grande Catherine fait, de son côté, la conquête du petit et du grand écran. Elle en a fait du chemin depuis ses premières photos dans une circulaire pour Hart’s alors qu’elle n’avait que… neuf mois !

Depuis 1995, sa jolie petite binette est apparu dans nombre d’annonces publicitaires dans des revues (Natrel, Petit Danone, Le livre de magie de Tormont) et à la télé (McDonald, Oasis, Winners, le Barreau du Québec, les papiers Royal, les biscuits Leclers, Famili-Prix, Walt Disney, Zellers et IGA). On entend même depuis peu sa voix à la radio (Kraft et Zellers).

A cette carrière publicitaire pour le moins impressionnante, Catherine montre un curriculum vitae cinématographique et télévisé surprenant.

A la télé, Catherine a occupé un premier rôle dans le téléroman « Sauve qui peut », un troisième rôle parlant dans Omerta 3 et un autre dans l’Ombre de l’épervier, des séquences qui ont malheureusement dû être coupées au montage pour des raisons budgétaires. Elle tient aussi un premier rôle dans la télé-série « Simonne et Chartrand » qui devrait être diffusée cet automne sur les ondes de Radio Canada. Catherine est Marie, fille du couple Chartrand.

Actuellement, on voit Catherine dans le film « Le dernier souffle », l’un des meilleurs longs métrages québécois de l’année. Elle y joue le rôle de Lili, fille de Luc Picard.

A cela s’ajoutent des entrevues télévisées sur les grands réseaux, une narration sur CD Rom et éventuellement des doublages pour des films, des publicités ou la télévision.

Une fille modèle !

Allumée, Catherine l’est sûrement. L’entrevue est un feu roulant de réponses sincères et sympathiques.

Malgré sa célébrité, Catherine est une fille comme les autres. Elle est bien éduquée et démontre des qualités essentielles à sa réussite dans le milieu artistique à un si bas âge. Autonome, persévérante, sage, raisonnable et surtout très très patiente, c’est une enfant attachante.

Elle avoue une certaine timidité face à sa notoriété: « Quand les gens disent qu’ils m’ont vu à la télé, je deviens tout rouge. Ça me gêne et m’ennuie un peu qu’on m’en parle. A l’école, mes meilleurs amis, Alexandre Paradis et Gabrielle Mongrain me protègent et disent aux gens de ne pas m’en parler », dira Catherine, qui est élève en 3e année à l’école de L’Étincelle. Pas prétentieuse pour un sou; elle est humble, affable et volubile.

La maman de Catherine, Nathalie Barrette, qui travaille comme recherchiste à l’émission Claire Lamarche, n’en revient pas du tempérament de sa fille, un caractère parfait pour une jeune carrière artistique. Catherine est un petit ange à élever, comme son frère Patrick d’ailleurs. Les deux enfants, qui sont les meilleurs amis du monde, jouent toujours ensemble et ne se chamaillent jamais… enfin presque jamais.

Évidemment, Catherine est une grande amateure de cinéma apprécie particulièrement les films de « bla bla », dira-t-elle. Cela permet à sa mère de revoir des classiques en bonne compagnie au cinéma maison de la résidence familiale: « Il n’y a rien de meilleur qu’un bon film avec du pop corn, en pyjama, la tête sous une couverture… », ajoutera la petite cinéphile.

A la télé, Catherine aime les dessins animés (entre autres le Graffitos) et les téléromans et télé séries, tels Diva et 4 1/2 que « sa maman lui enregistre parce que ça passe trop tard ». Elle se passionne de musique, celle des Spice Girls, mais aussi des grands classiques de Joe Dassin, de Beau Dommage et des chanteurs plus contemporains, tel Kevin Parent, dont elle connaît les chansons par coeur.

Cette « touche à tout » fait aussi du ballet jazz à l’école de Danse et Prestige à Lachenaie et suit des cours d’art dramatique avec son agente, Marie Dupont, qui semble à première vue, une excellente conseillère si l’on en juge les engagements de Catherine. Elle rêve aussi de faire du piano.

Malgré ses engagements, Catherine obtient de bons résultats scolaires. A 5 ans, elle savait lire, ce qui a poussé ses parents à lui faire sauter la maternelle: « Et même pendant une partie de sa première année, elle a semblé perdre un peu son temps, puisqu’elle savait déjà lire. Maintenant, elle est au niveau des autres écoliers de son âge », ajoutera sa maman. Catherine regrette une chose, c’est de ne pas avoir fait la maternelle pour les bricolages: « J’adore ça faire des arts plastiques… », dira-t-elle.

Bien que désorganisée dans son ménage – le seul véritable défaut qu’on a réussi à lui trouver lors de notre longue entrevue – la petite Terrebonnienne réussit à marier école et métier « d’apprentie » comédienne à la perfection. Cela demande cependant une discipline de fer: « Ça arrive que je sois fatiguée, mais je sais qu’il faut faire des sacrifices pour réussir et ça ne me dérange pas de les faire. Ça en vaut la peine. »

Après avoir rêvé d’une carrière de paléontogue, alors qu’elle était toute jeune (!), Catherine espère percer dans le milieu artistique: « J’adore ça. L’ambiance d’un tournage est passionnant et agréable. Je rencontre plein de gens très gentils. J’ai été très impressionné par les comédiens Denis Bouchard et Marie-France Lambert, j’aimerais être aussi bon qu’eux. Si je ne fais pas une carrière artistique, j’aimerais ça être auteure, inventer des histoires pour la télé ou écrire des films pour les enfants. Ma mère a rencontré quelqu’un qui lisait l’avenir, puis elle a vu que je serais femme d’affaires, ça irait bien avec ça… » Avec ça et une carrière de comédienne, pourrait-on ajouter.

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