La jeunesse et la musique à l’honneur!

Éliane Brisebois
La jeunesse et la musique à l’honneur!
Bruno Conti, chef invité de France, a dirigé l’Orchestre symphonique de Terrebonne et l’Orchestre des jeunes du Québec maritime lors de leur concert commun. (Photo : Keith Dunn)

Sous le signe d’une passion commune pour la musique classique, huit orchestres de jeunes – six du Québec et deux de l’Ontario – se sont réunis toute la fin de semaine du 6 au 8 avril pour participer au 17e Festival des orchestres de jeunes du Québec qui s’est tenu pour une deuxième fois au Collège Saint-Sacrement à Terrebonne, événement dont La Revue est partenaire.

Au cours de ce festival biennal, unique en son genre au Canada, chaque orchestre de jeunes présente un concert individuel le vendredi ou samedi soir et prend part au concert-gala du dimanche au cours duquel les orchestres, regroupés par deux, sont dirigés par un des quatre chefs invités. Cette année, deux chefs de l’étranger se sont joints à l’événement : Bruno Conti, de France, et Alexander Mayer, d’Allemagne, en plus des deux chefs québécois Jean-Philippe Tremblay et Alain Trudel. Pendant les trois journées que dure le festival, les orchestres jumelés répètent ensemble le répertoire qu’ils pratiquent chacun de leur côté depuis un an.

«Tout cela se fait dans une ambiance de travail, mais aussi dans la détente, a affirmé en entrevue Louise Richard, présidente de l’Association des orchestres de jeunes du Québec (AOJQ). C’est dû au fait qu’il n’y a pas de compétition entre les orchestres, car c’est une rencontre amicale.»

Un chef enthousiaste

Cette ambiance rassembleuse a plu à Bruno Conti, chef d’orchestre français, dont c’était la première participation au festival. Lors du concert de dimanche, il a dirigé l’Orchestre symphonique de Terrebonne jumelé à l’Orchestre des jeunes du Québec maritime.

Le chef a accepté sans hésitation l’invitation que lui a lancée l’AOJQ parce qu’il «adore travailler avec les orchestres de jeunes», qui ont une soif d’apprendre plus grande que beaucoup d’orchestres professionnels qui se sont «fonctionnarisés», mais aussi pour l’envie de venir au Québec. Rencontré après une journée de pratique avec les deux orchestres, M. Conti a confirmé avec enthousiasme que les répétitions allaient «à merveille». «J’ai l’impression d’avoir affaire à un seul orchestre», a-t-il ajouté, indiquant qu’il est manifeste que les orchestres ont beaucoup travaillé les pièces chacun de leur côté pendant l’année.

Une fin de semaine riche

Le Festival des orchestres de jeunes du Québec représente une expérience complète pour les gens âgés de 15 à 25 ans, et certains plus jeunes, très talentueux, qui y participent. «Autant pour la dimension humaine de ces rencontres avec d’autres orchestres que pour l’apprentissage au plan musical quand ils prennent connaissance du répertoire des autres, cette fin de semaine est très enrichissante pour les jeunes», a dit Françoise Vos, du conseil d’administration de l’Orchestre symphonique de Terrebonne.

Le festival, en plus d’être une grande fête de la musique, a été l’occasion de récompenser quelques musiciens. Le chef de l’Orchestre des jeunes du Québec maritime, James Darling, s’est vu décerner le prix Fernand-Lindsay, auparavant nommée prix Musique, pour sa remarquable implication musicale auprès des jeunes. Ce prix, renommé cette année en l’honneur du fondateur du Festival international de Lanaudière, décédé en 2009, est présenté à chaque festival depuis 34 ans à un membre de l’AOJQ.

De plus, lors du concert-gala, Gilles Bordonado, président-directeur général du journal La Revue, a remis à Grace Wiebe, une jeune musicienne du Windsor Youth Orchestra, une bourse de 500 $ pour son bel esprit d’équipe. Finalement, l’Orchestre des jeunes du Québec maritime a gagné au tirage au sort la bourse de 1 000 $ décernée par la Ville de Terrebonne.  

C’est donc un rendez-vous les 18, 19 et 20 avril 2014 pour une autre édition du festival, qui aura lieu une fois de plus à Terrebonne.

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